jeudi, 19 mars 2009

3 millions de manifestants contre Sarkozy

JOURNEE D'ACTION

Ces manifestations, qualifiées de "réussite" par les syndicats, et soutenues par la gauche, égalent les pics de mobilisation de 2006 contre le Contrat première embauche et constituent un nouveau record depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

 

 

Journée d'action: forte mobilisation en France - Nouvel Obs
Sept semaines après une première journée d'action, plus de 200 manifestations ont eu lieu dans toute la France. Reportages à Marseille et à Paris.

Les syndicats se retrouvent vendredi pour décider des suites à donner au mouvement.

 

Le nombre de manifestants dans les 213 cortèges de protestation organisés jeudi 19 mars dans toute la France à l'appel de tous les syndicats a atteint 3 millions, a déclaré un porte-parole de la CGT. La mobilisation est supérieure à celle du 29 janvier, qui avait vu un à 2,5 millions de manifestants descendre dans la rue.
Selon la police, ils étaient quelque 1,2 million de manifestants, dont 85.000 à Paris.
A Paris, le nombre de manifestants était en hausse: entre 85.000 personnes, selon la police (contre 65.000 le 29 janvier), et 350.000 personnes (contre 300.000) selon la CGT.

Les syndicats satisfaits


"Il y a aujourd'hui deux à trois millions de personnes dans la rue, il y en a plus que la dernière fois", a déclaré François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, lors de la manifestation parisienne.
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, fait lui aussi état d'une augmentation du nombre de manifestants.
"On est dans une marge supérieure au 29 janvier de 25% à 30%. Le soutien de l'opinion publique s'accroît", a-t-il dit.
Quelque 213 défilés étaient organisés dans le pays sous un soleil printanier. Dans de nombreux cortèges, des salariés du secteur privé se sont joints à ceux du public.


"Un grand succès", selon la CGT


La mobilisation interprofessionnelle du 19 mars a été "un grand succès" qui appelle des "négociations sérieuses impliquant l'Etat et le patronat", a estimé la CGT jeudi soir dans un communiqué.
"La nouvelle journée de mobilisation unitaire est incontestablement un grand succès", avec "plus de manifestations, plus de grèves et beaucoup plus de manifestants que le 29 janvier", et "interpelle très directement le gouvernement et le patronat", écrit le syndicat.
Notant que "cette mobilisation a rassemblé de manière très large des millions de salariés du privé et du public, des jeunes et des retraités" et que cela a marqué "un point d'orgue d'un climat social de plus en plus alimenté par de nombreuses luttes dans les entreprises", la centrale syndicale a jugé que "la dimension unitaire de la mobilisation a contribué à sa réussite".
Pour la confédération, "nier l'ampleur grandissante de la mobilisation serait prendre une lourde responsabilités qui aurait des conséquences sur le climat social".

Plus de manifestants


A son arrivée à la manifestation parisienne de l'après-midi, Bernard Thibault a déclaré : "Selon les informations que nous avons des manifestations de ce matin, il est très clair qu'il y a plus de manifestants qu'il n'y en avait le 29 janvier".
Selon lui, il y a aussi "plus d'arrêts de travail dans le secteur privé". (> voir la liste des secteurs touchés par la mobilisation).
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a, de son côté, estimé jeudi, en tête de la manifestation parisienne, que le "silence complet tant du gouvernement que du patronat" ne devait pas être la réponse à cette "journée réussie" de mobilisation nationale.
En revanche, quelque 19,5% des fonctionnaires étaient en grève jeudi à la mi-journée, contre plus de 23% à la même heure le 29 janvier, a annoncé jeudi le ministère de la Fonction publique.

213 défilés organisés


Des défilés ont démarré dès 10h en région, comme à Marseille, Lyon, Grenoble.A paris, La CGT a indiqué que le carré de tête, parti à 14h05 de la place de la République, avait atteint la place de la Nation, terme prévu de la manifestation, vers 16h00. A la même heure, la queue du cortège ne s'était pas encore élancée de la place de la République.
Un deuxième itinéraire de dégorgement, prévu par la préfecture de police par le boulevard Voltaire, a été utilisé.
Tous les leaders syndicaux réunis en tête du cortège parisien ont fait état d'une participation plus forte sur l'ensemble du territoire.Les leaders du PS ont choisi de défiler dans leurs fiefs (Martine Aubry à Lille, Ségolène Royal à Poitiers...). 213 manifestations étaient prévues en France, contre 195 le 29 janvier.
Les huit syndicats qui ont appelé à la mobilisation (CGT, CFDT, FO, CFE-CFC, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa) espèrent arracher au gouvernement de nouvelles mesures en faveur des salariés.


Le gouvernement va devoir "rediscuter"


Convaincu que la mobilisation de ce jeudi serait forte, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a estimé, jeudi matin, que "le gouvernement devra accepter de rediscuter avec les syndicats sur la base des revendications que nous avons présentées en début d'année", à l'issue de la journée d'action nationale. "Il y a une plate-forme commune aux huit syndicats qui parle de l'emploi, du pouvoir d'achat, des investissements, des politiques publiques. Il va falloir que le gouvernement accepte de rediscuter de tout cela", a-t-il ajouté sur France 2.

 

lundi, 16 mars 2009

Pétition : heures supplémentaires, il faut arrêter les frais

 

Bonjour,

Un mot pour vous informer qu'Alternatives Economiques a lancé une pétition contre les exonérations sociales et fiscales dont bénéficient les heures supplémentaires au détriment de l’emploi. Cette initiative est soutenue par l’hebdomadaire Marianne. Parmi les premiers signataires (voir ci-dessous) figurent les principaux dirigeants syndicaux du pays, de nombreux experts de l’emploi et du marché du travail ainsi que de nombreux acteurs de l’insertion par l’activité économique.

Si vous souhaitez soutenir cette initiative, la pétition peut être signée à l'adresse suivante :
www.alternatives-economiques.fr/petition.
Et n'hésitez pas, bien sûr, à relayer cet appel autour de vous si vous le jugez pertinent...

 

Cordialement,

La rédaction d'Alternatives Economiques


Texte de la pétition :
Heures supplémentaires : il faut arrêter les frais
Au moment où la crise provoque une vive remontée du chômage, en particulier chez les jeunes, il faut revenir sur les exonérations sociales et fiscales accordées aux heures supplémentaires. En effet, dans le contexte actuel, l’emploi doit être la priorité absolue de l’action des pouvoirs publics. Or, les exonérations fiscales et sociales décidées en 2007 ne visaient qu’à accroître le nombre des heures supplémentaires effectuées par les salariés déjà en activité. Et, en dépit de la récession, le nombre des heures supplémentaires déclarées a en effet progressé de près de 40 millions entre le quatrième trimestre de 2007 et la même période de 2008, soit l’équivalent de 90 000 emplois à plein temps. Ces mesures contribuent donc manifestement à dissuader les entreprises qui en auraient la possibilité d’embaucher des jeunes ou des chômeurs alors que les quelques trois à quatre milliards d’euros qui leur ont été consacrés en 2008 pourraient avantageusement être mis au service de la création d’emplois. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au parlement d’abroger sans délai les mesures défiscalisant les heures supplémentaires et les exonérant de cotisations sociales.

Parmi les premiers signataires :
Michel Abhervé, acteur de l’insertion par l’activité économique ; Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) ; Stéphane Beaud, sociologue ; Alain Caillé, sociologue ; Gilbert Cette, professeur d’économie ; Jacques Chemarin, dirigeant mutualiste ; François Chérèque, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) ; Denis Clerc, économiste, fondateur d’Alternatives économiques ; Dominique Crepel, président de la Chambre régionale de l’économie sociale du Nord - Pas de Calais ; Jean-Baptiste De Foucauld, président de Solidarités nouvelles face au chômage (SNC) ; Jacques Dughera, acteur de l’insertion par l’activité économique ; Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques ; Pierre Ferracci, président-directeur général du groupe Alpha ; Philippe Frémeaux, président-directeur général d’Alternatives Economiques ; Jacques Freyssinet, économiste ; Jean Gadrey, économiste ; Bernard Gazier, économiste ; le collectif Génération précaire ; Eric Heyer, économiste ; Florence Jany-Catrice, économiste ; Pierre Khalfa, porte-parole de l’Union syndicale Solidaires ; Nicole Maestracci, présidente de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) ; Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO) ; Jean-Paul Maréchal, économiste ; Joël Maurice, économiste ; Dominique Méda, sociologue ; Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne ; Alain Olive, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) ; Serge Paugam, sociologue ; Thomas Piketty, économiste ; Jean-Paul Raillard, directeur du cabinet Syndex ; Maurice Szafran, directeur de Marianne ; Bernard Thibault, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) ; Carole Tuchszirer, économiste ; Bernard Van Craeynest, secrétaire général de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC).

 


Si vous souhaitez soutenir notre initiative, la pétition peut être signée à l'adresse suivante :
www.alternatives-economiques.fr/petition.


Pour en savoir plus :
Le scandale des heures supplémentaires, par Denis Clerc
Pourquoi une pétition contre les heures supplémentaires exonérées, par Guillaume Duval 

 

 

 

mercredi, 11 mars 2009

manifestation du 19 mars

Mobilisation pour la manifestation du 19 mars

Chers camarades,

Vous n'êtes pas sans savoir qu'une manifestation nationale est prévue le jeudi 19 mars 2009. Dans la Drôme, le rassemblement est prévu à 14 H 00 sur la place du Champ de Mars à Valence.

Comme pour la manifestation du 29 janvier 2009, nous espérons une mobilisation d'ampleur au sein de laquelle le parti socialiste et la fédération de la Drôme tiennent toute leur place.

Aussi, nous vous invitons à mobiliser le plus grand nombre de camarades pour cette manifestation. Je vous propose de nous rassembler :


le jeudi 19 mars 2009

devant le Kiosque de la Place du Champ de Mars

dès 14 H 00


afin de constituer un cortège rassemblé de militants et porter ensemble nos revendications. Il est important que nous puissions rester relativement groupé au sein du cortège.


Je compte sur votre soutien,


mes amitiés socialistes

Sébastien BERNARD

Secrétaire Fédéral

vendredi, 06 février 2009

La Gauche contre Sarkozy

Front commun de onze partis de gauche contre Sarkozy

Ont donné leur accord

 

Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo

Le Parti socialiste et dix autres organisations de gauche réclament dans une “déclaration commune” publiée mardi soir, un «changement de cap» de la part de Nicolas Sarkozy et apportent «leur soutien aux mobilisations» actuelles.

 

Communiqué commun

Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l’ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29 janvier. L’importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l’exigence d’un « bouclier social » à l’opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes.

Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d’affirmer le Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement  la demande d’un changement de cap, notamment  sur les questions des salaires, de l’emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.

Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s’attaquer réellement et efficacement aux racines de cette crise et d’imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement.

Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent  ces jours ci dans  l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application, dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.

Elles s’alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne peuvent accepter.

Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat.
Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.

mercredi, 04 février 2009

GANDRANGE : Une stèle pour les promesses "non-tenues" de Sarkozy

D'après NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 17:00


"Ici reposent les promesses de N. Sarkozy faites le 4 février 2008 à Gandrange: 'Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange'", peut-on lire sur la stèle à l'entrée de l'usine ArcelorMittal.

 

 

L'usine de Gandrange en Lorraine (Reuters)

L'usine de Gandrange en Lorraine (Reuters)

Une stèle aux promesses -- "non tenues", selon la CFDT -- de Nicolas Sarkozy a été érigée mercredi 4 février par le syndicat à l'entrée de l'usine ArcelorMittal de Gandrange en Moselle.
Sur la stèle en granit gris de 70 cm par 50 cm, le syndicat a fait graver en lettres d'or la phrase suivante: "Ici reposent les promesses de N. Sarkozy faites le 4 février 2008 à Gandrange: 'Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange'".
L'an dernier, à l'issue d'une visite très médiatisée de 45 minutes de l'aciérie mosellane, le chef de l'Etat s'était engagé devant quelque 400 sidérurgistes à faire prendre en charge par l'Etat "tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir l'aciérie en activité.

"Nous investirons avec ou sans lui"

"Nous sommes prêts à faire le nécessaire quel que soit le propriétaire (de l'usine), car notre objectif, c'est de garder des usines ouvertes en France parce qu'un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie", avait alors déclaré le président de la République.
"Soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal (le patron indien d'ArcelorMittal, de revenir sur son plan de restructuration, ndlr) et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur et nous investirons avec lui", a ajouté le président qui était accompagné de Xavier Bertrand, l'ancien ministre du Travail.

"Pourquoi tout ce cirque ?"

"Pourquoi a-t-il fait tout ce cirque? Pourquoi être venu à Gandrange alors qu'on ne lui avait rien demandé? Pourquoi a-t-il laissé espérer les gens?", s'est interrogé Edouard Martin, délégué CFDT au comité d'entreprise d'ArcelorMittal Europe, en présence d'Aurélie Filippetti, députée (PS) de la Moselle. Mardi, Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et plusieurs élus locaux de l'opposition socialiste avaient accusé le président de la République d'avoir "trahi sa parole" donnée aux sidérurgistes mosellans.

mardi, 27 janvier 2009

Appel à Manifester

Objet : MANIF DU 29 JANVIER



Cher(e) camarade



Le Parti Socialiste appelle à participer à la grande journée nationale du 29 janvier.



Les socialistes se rassembleront le JEUDI 29 JANVIER à 14 heures 30 au CHAMP DE MARS à VALENCE



Merci de diffuser cette information à tous les camarades de ta section.



Amitiés socialistes



Béatrice FRECENON

Première secrétaire fédérale

mercredi, 17 octobre 2007

la pauvreté

La pauvreté progresse dans notre pays, pourtant cinquième puissance économique mondiale.

 

Aujourd’hui, 4 millions d’hommes et de femmes se situent sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, plus d’un million d’enfants, et un million de personnes âgées subissant directement la baisse du taux de remplacement des pensions.

 

Les travailleurs pauvres sont également de plus en plus nombreux, ceux-là même qui essaient de travailler plus mais gagnent toujours moins. Ils sont confrontés à la crise du logement et à celle du surendettement ; ils sont le plus souvent rémunérés nettement en dessous du Smic puisque contraints au temps partiel subi ou à l’intermittence. Il est vrai que le taux de chômage est l’un des plus élevés de l’Union européenne.

 

La pauvreté se manifeste également à travers l’augmentation des renoncements aux soins (13 % de la population), faute de moyens financiers. On constate aujourd’hui dans certains quartiers mais également dans certaines zones semi-rurales, le retour de pandémies, en particulier chez les jeunes.

 

La précarité explique largement ce phénomène. En 2007, près de 80 % des embauches auront été en effet effectuées à titre précaire (CDD, intérim, CNE, saisonniers, temps partiel subi).

 

C’est le résultat de la politique de la droite depuis 6 ans. L’injustice représentée par les 15 milliards de cadeaux fiscaux accordés aux plus fortunés, l’été dernier, en est l’illustration la plus criante.

 

Cette situation inacceptable dans un pays où les inégalités de revenus se doublent d’une inégalité de patrimoines. Pour vaincre la pauvreté, il nous faut changer de politique.

 

Ainsi, il faut :

-                 privilégier l’emploi durable et mieux rémunéré et non la prime accordée aux entreprises qui multiplient les heures supplémentaires pour éviter d’embaucher.

-                 accorder une priorité aux logements sociaux et non des avantages fiscaux aux seuls propriétaires imposables.

-                 développer une politique de santé publique et non infliger des franchises médicales qui brident l’accès aux soins.

-                 proposer une réforme fiscale, respectant le travail, sanctionnant la rente par le renforcement de la fiscalité directe et progressive et la réduction de la fiscalité indirecte.

 

communiqué du bureau national du PS

lundi, 15 octobre 2007

5ème risque dépendance

Communiqué de

Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé
Elisabeth AUERBACHER, Secrétaire nationale adjointe au Handicap
et Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées


Nicolas Sarkozy détourne le projet de « 5ème risque »
aux bénéfices des assurances privées


Lors de son discours de politique sociale, Nicolas Sarkozy a abordé la question de la création d’un 5ème risque dépendance en faveur des personnes âgées et handicapées. Présenté comme un grand chantier présidentiel, la création d’un 5ème risque apparaît depuis hier comme un immense chantier de démolition !

En 2001, la création de l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (A.P.A.) par le gouvernement de Lionel Jospin avait constitué un immense progrès dans la prise en charge des personnes âgées puisque aujourd’hui plus d’un million de personnes en bénéficient. Le succès de cette allocation tenait notamment dans la suppression de toute récupération sur succession.

Mais, alors que le 5ème risque était présenté jusqu’ici comme une étape marquant un progrès supplémentaire par rapport à l’APA, l’esquisse qu’en a dressé hier Nicolas Sarkozy s’apparente en réalité à un recul dramatique.

Pas la moindre trace d’un euro supplémentaire dédiée à la prise en charge de la dépendance dans le discours du Président de la République. En revanche, deux annonces fortes ont émaillé son discours : la « prise en compte plus juste des capacités contributives des personnes ainsi que de leur patrimoine » et le « développement de l’assurance individuelle contre le risque de dépendance »

En clair, les Français n’auront d’autre recours face à la dépendance que leurs propres moyens : soit en utilisant leur patrimoine, soit en contractant des assurances privées. Nicolas Sarkozy sonne ici le glas de toute perspective de prise en charge solidaire de la dépendance dans notre pays.

mardi, 02 octobre 2007

Nicolas Sarkozy détourne le projet de « 5ème risque »

Communiqué de Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé

Elisabeth AUERBACHER, Secrétaire nationale adjointe au Handicap

et Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées

5ème risque dépendance :

Nicolas Sarkozy détourne le projet de « 5ème risque » aux bénéfices des assurances privées

Lors de son discours de politique sociale, Nicolas Sarkozy a abordé la question de la création d’un 5ème risque dépendance en faveur des personnes âgées et handicapées. Présenté comme un grand chantier présidentiel, la création d’un 5ème risque apparaît depuis hier comme un immense chantier de démolition !

En 2001, la création de l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (A.P.A.) par le gouvernement de Lionel Jospin avait constitué un immense progrès dans la prise en charge des personnes âgées puisque aujourd’hui plus d’un million de personnes en bénéficient. Le succès de cette allocation tenait notamment dans la suppression de toute récupération sur succession.

Mais, alors que le 5ème risque était présenté jusqu’ici comme une étape marquant un progrès supplémentaire par rapport à l’APA, l’esquisse qu’en a dressé hier Nicolas Sarkozy s’apparente en réalité à un recul dramatique.

Pas la moindre trace d’un euro supplémentaire dédiée à la prise en charge de la dépendance dans le discours du Président de la République. En revanche, deux annonces fortes ont émaillé son discours : la « prise en compte plus juste des capacités contributives des personnes ainsi que de leur patrimoine » et le « développement de l’assurance individuelle contre le risque de dépendance »

En clair, les Français n’auront d’autre recours face à la dépendance que leurs propres moyens : soit en utilisant leur patrimoine, soit en contractant des assurances privées. Nicolas Sarkozy sonne ici le glas de toute perspective de prise en charge solidaire de la dépendance dans notre pays.

 

mercredi, 06 juin 2007

LES HEURES SUPPLEMENTAIRES CRITICABLES

le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a prédit qu'il y aurait "de la déception chez les salariés" avec l'instauration de la détaxation et défiscalisation des heures supplémentaires, après un entretien avec le ministre du travail, Xavier Bertrand, mercredi 6 juin. L'octroi de ces heures "restera à la discrétion de l'employeur", a déclaré M. Thibault à la presse.Entre l'énoncé d'un engagement" par Nicolas Sarkozy, le travailler plus pour gagner plus "sur la base du volontariat" et "sa mise en œuvre concrète, il y a une marge", a-t-il déploré. M. Thibault a critiqué l'avant-projet de loi gouvernemental sur le sujet qui "va se solder par plusieurs milliards d'euros d'exonérations de charges sociales supplémentaires pour les entreprises", rappelant que la Cour des comptes avait pointé la quantité d'exonérations existantes. L'UNSA reproche au projet du gouvernement sur les heures supplémentaires de ne concerner "que les salariés ayant un emploi puisque les employeurs auront tout intérêt à ne pas embaucher".  Ce dispositif, "s'il n'est pas financé par l'impôt direct, poussera à l'augmentation de la TVA (ou assimilé) ce qui serait un facteur supplémentaire d'inégalité", souligne l'Union syndicale. Elle estime, en outre, que le dispositif ne va procurer "qu'un avantage immédiat pour ces bénéficiaires au détriment du financement des régimes de retraites et de l'assurance-chômage"

 

Dominique Strauss-Kahn a estimé, mercredi 6 juin, que le dispositif des heures supplémentaires défiscalisées coûterait "beaucoup plus cher" que les 2,5 à 3 milliards d'euros annoncés par François Fillon. "La réalité, c'est que cette mesure va coûter extrêmement cher alors que nous avons des problèmes de déficit budgétaire et que Bruxelles nous fait des remontrances sur notre situation budgétaire", a-t-il expliqué.

Pour l'ancien ministre de l'économie, cette mesure "n'aura pas beaucoup d'effet sur l'emploi" car "lorsqu'une entreprise se développera, l'employeur privilégiera les heures supplémentaires". "Cela veut dire qu'il y aura moins d'embauches" a-t-il affirmé. Il a qualifié la politique du gouvernement Fillon de "politique dans laquelle quand on s'en sort, ça va et quand on ne s'en sort pas, cela va s'aggraver". - (avec AFP)

 

Toutes les notes