samedi, 28 février 2009

Elections Européennes

Les socialistes ont adopté, leurs têtes de listes pour les élections européennes de juin. Le vote a été largement favorable : 189 voix pour, 14 contre et 18 abstentions.

 

Martine Aubry, premier secrétaire du PS, s'est félicitée, samedi 28 février, de voir les socialistes aller "rassemblés" à la bataille des élections européennes. Elle s'est exprimée à l'issue d'une réunion d'adoption des têtes de listes qui s'est soldée par un vote très largement favorable. Il y a eu 189 voix pour, 14 contre et 18 abstentions.
"Je suis heureuse aujourd'hui que les socialistes soient rassemblés face aux Français pour les défendre face à cette crise dans laquelle notre pays s'enfonce, et dans laquelle le président de la République ne veut pas prendre les bonnes mesures", a dit Martine Aubry à la presse à la fin du Conseil national du parti, tenu à la Mutualité, à Paris.

 

 


Désir, Hamon, Peillon porte-parole


L'union permettra aussi, a poursuivi Martine Aubry, de "proposer aux Français un projet plus juste pour la France et pour l'Europe".
Les militants, a-t-elle fait valoir, vont devoir voter sur "des listes que nous avons acceptées à l'unanimité du Bureau national et à la quasi-unanimité du Conseil national".
Quant à la réconciliation avec l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal, "elle s'est faite peu à peu", a reconnu Martine Aubry : "Après un congrès, c'est jamais facile, il fallait retrouver de la confiance, j'ai fait des signes vers l'autre pour que les choses soient possibles".
Le "rassemblement" s'est imposé, a-t-elle encore expliqué, parce que "les Français souffrent et veulent que nous soyons unis pour les défendre".
La première secrétaire a aussi précisé que Harlem Désir, Benoît Hamon et Vincent Peillon, tous trois eurodéputés, seraient les porte-parole de la campagne européenne du PS.
Les huit têtes de liste seront Vincent Peillon (Sud-est), Bernadette Vergnaud (Ouest) Harlem Désir (Ile-de-France), Catherine Trautmann (Est), Kader Arif (Sud-Ouest), Gilles Pargneaux (Nord-ouest), Henri Weber (Centre) et Ericka Bareitgs (DOM-TOM).
Le PS a publié les listes dans l'après-midi.

jeudi 12 mars :
Vote des militants dans les sections sur les listes pour les élections européennes de juin prochain. Agir vraiment contre la crise

samedi 21 mars :
Convention nationale de ratification des listes et de lancement de la campagne électorale pour les élections européennes

 

vendredi, 06 février 2009

La Gauche contre Sarkozy

Front commun de onze partis de gauche contre Sarkozy

Ont donné leur accord

 

Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo

Le Parti socialiste et dix autres organisations de gauche réclament dans une “déclaration commune” publiée mardi soir, un «changement de cap» de la part de Nicolas Sarkozy et apportent «leur soutien aux mobilisations» actuelles.

 

Communiqué commun

Les partis et organisations de gauche réunies mardi 3 février à Paris se félicitent de l’ampleur du succès de la mobilisation sociale du 29 janvier. L’importance des grèves et des manifestations qui ont marqué cette journée témoigne d’un rejet massif des choix politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon, marque une colère légitime face aux vagues actuelles de licenciements et de suppressions d’emplois, dans le privé comme dans le public, confirme l’exigence d’un « bouclier social » à l’opposé du « bouclier fiscal » pour les plus riches, et de mesures en faveur de l’emploi et des salaires à l’opposé des choix du gouvernement qui distribue sans contrepartie des milliards aux banques et aux grandes groupes.

Le message de la journée du 29 janvier est clair. Ce n’est pas au monde du travail, à la population de payer la crise. Contrairement à ce que vient d’affirmer le Premier ministre, la journée du 29 janvier porte clairement  la demande d’un changement de cap, notamment  sur les questions des salaires, de l’emploi, des services publics. Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne peuvent se dérober à ces exigences et ignorer les grands axes avancés dans la plate-forme syndicale unitaire.

Plus largement, un très grand débat public est nécessaire dans le pays sur les mesures alternatives aux choix politiques actuels qui permettront de s’attaquer réellement et efficacement aux racines de cette crise et d’imposer une autre répartition des richesses et un autre type de développement.

Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent  ces jours ci dans  l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application, dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.

Elles s’alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne peuvent accepter.

Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat.
Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.

mercredi, 04 février 2009

GANDRANGE : Une stèle pour les promesses "non-tenues" de Sarkozy

D'après NOUVELOBS.COM | 04.02.2009 | 17:00


"Ici reposent les promesses de N. Sarkozy faites le 4 février 2008 à Gandrange: 'Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange'", peut-on lire sur la stèle à l'entrée de l'usine ArcelorMittal.

 

 

L'usine de Gandrange en Lorraine (Reuters)

L'usine de Gandrange en Lorraine (Reuters)

Une stèle aux promesses -- "non tenues", selon la CFDT -- de Nicolas Sarkozy a été érigée mercredi 4 février par le syndicat à l'entrée de l'usine ArcelorMittal de Gandrange en Moselle.
Sur la stèle en granit gris de 70 cm par 50 cm, le syndicat a fait graver en lettres d'or la phrase suivante: "Ici reposent les promesses de N. Sarkozy faites le 4 février 2008 à Gandrange: 'Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange'".
L'an dernier, à l'issue d'une visite très médiatisée de 45 minutes de l'aciérie mosellane, le chef de l'Etat s'était engagé devant quelque 400 sidérurgistes à faire prendre en charge par l'Etat "tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir l'aciérie en activité.

"Nous investirons avec ou sans lui"

"Nous sommes prêts à faire le nécessaire quel que soit le propriétaire (de l'usine), car notre objectif, c'est de garder des usines ouvertes en France parce qu'un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie", avait alors déclaré le président de la République.
"Soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal (le patron indien d'ArcelorMittal, de revenir sur son plan de restructuration, ndlr) et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur et nous investirons avec lui", a ajouté le président qui était accompagné de Xavier Bertrand, l'ancien ministre du Travail.

"Pourquoi tout ce cirque ?"

"Pourquoi a-t-il fait tout ce cirque? Pourquoi être venu à Gandrange alors qu'on ne lui avait rien demandé? Pourquoi a-t-il laissé espérer les gens?", s'est interrogé Edouard Martin, délégué CFDT au comité d'entreprise d'ArcelorMittal Europe, en présence d'Aurélie Filippetti, députée (PS) de la Moselle. Mardi, Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et plusieurs élus locaux de l'opposition socialiste avaient accusé le président de la République d'avoir "trahi sa parole" donnée aux sidérurgistes mosellans.

dimanche, 01 février 2009

2008,année zéro

À n’en pas douter, 2008 figurera dans les annales, après la crise financière et l’élection de Barack Obama à la présidence des États- Unis. « Remise en cause de l’idéologie libébale, remise en selle des politiques de régulation : tout est prêt pour des changements majeurs », résume Olivier Ferrand, président du think tank de Terra Nova (Newsletter n°3,9 janvier 2009). Lequel prédit un retour en force des politiques publiques, saluant au passage une « prise de conscience » qui doit se traduire par l’adoption d’un « véritable plan de relance, juste et efficace, capable de redonner du pouvoir d’achat auxménages et de reconquérir de la compétitivité économique. Au-delà, ce sont les idées progressistes qui ont désormais vocation à s’imposer, poursuit-il. Mais pas celles d’hier, celles de demain, avec la refondation d’une social-démocratie moderne. C’est à la gauche que revient la tâche historique d’en élaborer le contenu.

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