jeudi, 19 mars 2009
Martine Aubry propose un plan de 50 milliards pour sortir de la crise
Pour mémoire
Le PS propose de relancer l’économie en soutenant autant l’investissement des entreprises que la consommation des ménages.
D'APRES FRANÇOIS VIGNAL (LIBERATION)

(Andrea Comas / Reuters)
«Nous ne sommes pas dans une bulle au PS». Martine Aubry, en présentant le plan de relance du Parti socialiste - parce qu’«il n’y a pas de plan de relance digne de ce nom» - veut montrer que le PS reste proche de la préoccupation des Français: le pouvoir d’achat. L’anti-plan de relance socialiste est donc «un plan équilibré, qui marche sur ses deux jambes, la consommation et l’investissement».
En près de 50 pages, ce plan, d’un volume global de 50 milliards d’euro, équivalent à 2,5% du PIB, donne 23,7 milliards d’euros pour «la relance du pouvoir d’achat et la consommation» et 26,8 milliards pour l’investissement. Ce «plan d’urgence» doit aussi permettre de «réduire l’écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas», selon les mots de Benoît Hamon, porte-parole du PS. Un plan adopté à l’unanimité le matin même par le bureau national du parti, à l’exception du royaliste Malek Boutih, «car il estime qu’il n’y a pas assez eu de débat et de concertation», selon Hamon.
500 euros pour 12 millions de personnes
Parmi les mesures phares, le PS propose, côté pouvoir d’achat, une aide immédiate de 500 euros à tous les bénéficiaires de la prime pour l’emploi et de minima sociaux, soit «12,4 millions de personnes concernées», une hausse du Smic de 3% au 1er février 2009 (soit 30 euros), la baisse de la TVA de 19,6% à 18,6%, une hausse de 10% de l’allocation logement ou encore la généralisation du chèque transport.
Pour le soutien à l’emploi et aux chômeurs, le PS souhaite un allongement de 6 mois de la durée d’indemnisation chômage, la généralisation du contrat de transition professionnelle, l’extension du chômage partiel à 1600 heures, le retour de 100.000 emplois aidés et la création de 100.000 contrats verts et associatifs. Pour lutter contre les «licenciements boursiers» des entreprises faisant des bénéfices, le PS entend les rendre plus chers.
Annuler le paquet fiscal
Côté investissement, 10 milliards «en capital» sont consacrés à l’industrie et aux PME. Le PS veut «bonifier de 50% le crédit impôt recherche pour les PME innovantes», moduler l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires, ou encore la création de fonds régionaux d’intervention stratégique dotés de 6 milliards d’euros.
Et le financement ? «Sur les 50 milliards, 10 milliards sont une intervention en capital. L’impact budgétaire est donc de 40 milliards d’euros», lance Aubry, qui propose tout simplement «l’annulation de la loi TEPA (le fameux «paquet fiscal»), ce qui permettra d’apporter près de 15 milliards d’euros». «Nos mesures comptent dans l’augmentation du déficit public à court terme, mais ça alimente la machine, ça alimente la croissance» à plus long terme, précise Didier Migaud, secrétaire national du PS à l'Economie, qui dénonce «le plan riquiqui de Sarkozy». «C’est une logique de relance économique», ajoute Aubry.
Le PS lance une pétition pour l’abrogation du "paquet fiscal"
19 mars 2009 Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.
« Pour la justice sociale, pour la relance, abrogeons le “paquet fiscal”»
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20:59 Publié dans Actualité Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










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