mardi, 08 mai 2007

Continuons

Les commentaires du blog avaient été fermés le les 2 jours précédents le scrutin , ils sont restés malencontreusement fermés ensuite , ils sont désormais ouverts et sous toutes les notes.

 

Ils permettent à chacun de s'exprimer....de faire -part de leur analyse, de leur point de vue, de leur réaction ce qui est encore plus important  depuis dimanche soir où nous sommes passés à  la présidence Sarkozy et où les médias déjà bien contrôlés ne nous relaterons que la voix de son petit maître.

 

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Pour ma part, je voulais exprimer des remerciements à Ségolène Royal pour  nous avoir entrainés dans cette belle aventure humaine, où pour la première fois, même en période de défaite nous nous sentons grandis. Merci à Ségolène Royal d'avoir fait une si belle campagne,  très proche des gens et animée par des meetings qui étaient à chaque fois de très grands moments humains. Cette campagne a été dynamique, riche  malgré un SARKOZY qui avaient tous les moyens, qui a utilisé toutes les méthodes, que certains traitres avaient rejoint ou contacté (dernièrement nous avons vu sortir du QG de Sarko, Claude Allègre, pauvre homme sans âme !).
 

Ségolène a rendu ses lettres de noblesse à la politique, beaucoup de jeunes, d'ouvriers l'ont rejointe et ont grossi ce mouvement populaire qu'elle a su recréer.

Certains prévoyaient que Ségolène Royal allait être broyée et elle nous a fait une éclatante  démonstration de courage et de dynamisme.

Bien sûr comme tous, nous regrettons que Sarko soit plus que jamais en scène car il va y avoir des souffrances, des injustices, une fracture sociale qui va aller grandissante,  il faudra résister, faire vivre les associations, dénoncer les injustices, et ne jamais laisser s'éteindre cet espoir que Ségolène nous a permis d'avoir pour que nous puissions le concrétiser un jour avec ELLE.

 

Sylvie ARETHENS 

 
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Ségolène Royal nous a assuré qu'elle continuait  à nos côtés, et qu'elle resterait toujours debout. 


 

 

 

 

lundi, 07 mai 2007

La France qui se lève tôt

Vu sur le net : en commentaire du 1er geste fort de N Sarkozy qui a été de dormir dans un Palace ;
 
 
La france qui se lève tôt , elle ne mange pas ni  ne dort pas au Fouquet's et ne peut se payer une "retraite" à MALTE. Elle n'a pas besoin de revenir de Suisse quand son ami fiscal est aux affaires. La France qui bouge, elle se bidonne quand elle voit cette "grande fête populaire" pleine de bourges des arrondissements 6/7/15/16 frémir aux chansons de Mireille MATHIEU, Enrico MACIAS, Jane MANSON?(quelle  modernité!, quel talent ? et trouver drôles les "concours de salopes" de BIGARD, BIGEARD sans le E... la france honnête, elle se demande ce qu'on a dit à Cécilia pour qu'elle revienne? La France qui souffre , elle ne profitera pas des merveilleuses réformes du grand homme: elle ne paye pas l'ISF, les banques ne lui prêtent pas d'argent pour acheter un pavillon. La france qui ne veut pas de Nabotléon, elle s'aperçoit qu'en plus, même LE TEMPS EST TRISTE l

Ségolène Royal au lendemain du second tour

Ségolène Royal a appelé lundi le Parti socialiste à "rester uni", au lendemain de sa défaite à l'élection présidentielle, tout en soulignant qu'elle "ne pense pas" que l'heure des règlements de compte ait sonné au PS.

"On va travailler, rénover, refonder, préparer les prochaines échéances.

Dans chaque épreuve, dans chaque échéance politique, il faut en tirer les leçons et puis toujours regarder vers l'avenir.

Il faut rester unis, il faut prendre le temps de faire l'évaluation des choses.

Moi, je suis heureuse d'avoir donné un message d'espoir. Je sais qu'il y a beaucoup de gens déçus et tristes, je ne veux pas qu'il le soient, donc je prends ma force intérieure pour continuer à leur communiquer de l'énergie
".

Pas vraiment le changement !

53 % des Français ont désigné Nicolas SARKOZY à la Présidence de la République, pour avoir le changement : 1er témoignage, Johnny Halliday, l'exilé fiscal : « il aime ses amis, alors il aime la France ! », 1er coup de téléphone d'un chef d'état : George Bush, avant même le communiqué de la maison Blanche, 1er geste fort de Nicolas Sarkozy : il dîne au Fouquet's, avenue des champs élysées avec les piétres artistes qui le soutenaient (intellectuellement, la France est déjà tirée vers le bas. avec Johnny, Mireille Mathieu, le vulgaire Bigard.....).


Seuls 47 % se sont souvenus de leur histoire........

 

A suivre.... 


dimanche, 06 mai 2007

Manifestations anti-Sarkozy : incidents à Paris


NOUVELOBS.COM | 06.05.2007 | 22:42


 

Place de la Bastille, où 5.000 personnes étaient réunies, les forces de l'ordre ont chargé à coups de grenades lacrymogènes. Plusieurs centaines de manifestants à Rennes, Nantes et Brest. Incidents à Lyon.

 

Place de la Bastille dimanche soir (photo prise par Maël Thierry, journaliste au Nouvel Observateur)

Place de la Bastille dimanche soir (photo prise par Maël Thierry, journaliste au Nouvel Observateur)

Les forces de l'ordre ont chargé dimanche 6 mai au soir à coups de grenades lacrymogènes, place de la Bastille à Paris, des manifestants anti-Sarkozy qui leur lançaient pavés et projectiles.

Entre 100 et 300 manifestants, dont des autonomes, pour certains masqués par des foulards ou la tête protégée par des sweat-shirts à capuche, allaient et venaient vers les forces de l'ordre pour lancer leurs projectiles tandis que les CRS restaient positionnés à l'entrée du boulevard Richard Lenoir et du boulevard Beaumarchais.
Un petit groupe avait improvisé un concert sur de petites barricades et tenté auparavant de desceller un poteau indicateur sur l'un de ces deux boulevards.
Au total, près de 5.000 personnes s'étaient rassemblées sur la place de la Bastille peu avant 22h00 afin d'exprimer leur déception et leur colère après la victoire du candidat UMP à la présidentielle.

 
Manifestations à Rennes, Nantes et Brest
 

Dans les centres de Rennes et de Nantes, quelques centaines de manifestants anti-Sarkozy étaient rassemblés dimanche soir.

A Nantes, près de 600 manifestants, selon la police, principalement des militants d'extrême gauche mais aussi des membres du Mouvement des Jeunes socialistes, ont tenté de s'approcher des locaux de l'UMP, gardés par les forces de l'ordre.

La police, qui indique avoir fait l'objet de jets de projectiles, a dispersé les manifestants à l'aide de gaz lacrymogènes vers 21h30, dont certains criaient "Sarko facho, le peuple aura ta peau!".

A Rennes, les manifestants, surtout des jeunes, s'étaient rassemblés sur l'une des principales places avant de défiler dans le centre. Certains criaient des slogans contre le nouveau président de la République ou "Mai 2007, Mai 68".

A Brest, une cinquantaine de personnes ont occupé une permanence de l'UMP dans la soirée, a-t-on appris de source policière.

 
Incidents à Lyon et Toulouse
 

Par ailleurs, 2000 personnes ont manifesté à Lyon contre la victoire de Nicolas Sarkozy, a constaté un journaliste du Nouvel Observateur. Une manifestation spontanée d'opposants à Nicolas Sarkozy a traversé les rues de Lyon depuis la place des Terreaux jusqu'à la place Bellecour. Le cortège réunisait environ deux mille personnes. Quelques tensions se sont manifestées en face du palais de justice sur les quais de Saône lorsqu'une vingtaine de policiers casqués ont tenté d'empêcher le cortège de progresser. Quelques jets de canettes ont eu lieu. La police s'est effacée pour laisser passer les manifestants.
La police est intervenue et a procédé à trois interpellations parmi les partisans de la candidate socialiste, a-t-on indiqué de source policière.
Le groupe a été dispersé par les forces de l'ordre, selon cette même source.

Environ 2.500 personnes, essentiellement des jeunes, se sont rassemblées sur la place du Capitole à Toulouse pour manifester leur hostilité à Nicolas Sarkozy après son élection à la présidence de la République. Quelques uns des manifestants ont escaladé la façade de l'Hôtel de ville pour y décrocher des drapeaux bleu-blanc-rouge et faire sonner une cloche.
Ils se sont ensuite rendus devant le siège de l'UMP, tout proche, qu'ils ont caillassé avant d'être dispersés par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène. (avec AFP)

discours de Ségolène Royal

Le discours intégral de Ségolène Royal
Par Liberation.fr
LIBERATION.FR : dimanche 6 mai 2007
 
 
 
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  Ségolène Royal, dimanche soir 6 mai 2007, à Paris à la Maison de l'Amérique latine.
 
 
 
«Le suffrage universel a parlé. Je souhaite au prochain président de la République d’accomplir sa mission au service de tous les Français.
»Je remercie du fond du coeur les 13 à 17 millions d’électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m’ont accordé leur confiance. Je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s’est levé qui ne s’arrêtera pas. J’ai donné toutes mes forces et je continue avec vous et près de vous.

»Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique. Bien sûr les militants socialistes mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l’écologie, ceux de Désirs d’avenir, et au-delà toutes celles et ceux qui se sont unis dans le mouvement.
»Gardons intactes l’énergie et la joie de l’immense rassemblement populaire vibrant de ferveur qui m’ont accompagnée tout au long de cette campagne, ici et dans les outre-mers.
»J’ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche. La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d’égalité qu’elle a envers eux.
»Ce que nous avons commencé ensemble nous allons le continuer ensemble. Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C’est la condition de nos victoires futures.
»Je serai au rendez vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais. Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l’idéal qui nous a rassemblé et nous rassemble et qui va, j’en suis sûre, nous rassembler demain pour d’autres victoires.»

vendredi, 04 mai 2007

Après : il sera trop tard.......

Nous sommes à quelques heures du résultat du 2ème tour de la présidentielle. Bientôt nous saurons si nous avons suivi sans réflexion, ce que la télévision nous martèle depuis plus de trois ans, ou si bien au contraire nous avons su dire non à Sarkozy. Dans ce cas nous aurions montré notre indépendance d'esprit.

Avant de poser votre bulletin dans l'urne, vous devez savoir ou vous rappeler que le modèle de société que vous propose Sarkozy est celui de l'ultralibéralisme où ceux qui sont les plus faibles seront laissés au bord du chemin. Sarkozy appelle solidarité assistanat et Sarkozy refuse l'assistanat.

Sarkozy, a un ego très développé il est prêt à tout pour arriver à son but et repousser celui ou celle qui semblerait à un moment donné lui porter préjudice ou contrarier ses projets. Il dresse les gens les uns contre les autres. Il revendique le politiquement incorrect, et fait siennes les idées nauséabondes du Front National pour capter ses électeurs, il exhibe dans ses meetings comme le faisaient dans les cirques les despotes de l'antiquité, les traitres comme Eric Besson qui lui ont fait allégeance.

Sarkozy c'est Margaret Thatcher pour l' économie ,  et Poutine pour la démocratie.


Par contre, ne passons pas à côté du modèle de société que nous propose Ségolène Royal, c'est à dire une société ouverte, moderne, solidaire où chacun aura sa place pour apprendre, travailler et tout simplement vivre. Alors dimanche, votons, passons du temps à parler politique, à discuter du pacte.

Les «  jeux » ne sont pas faits et il vous (il nous) appartient de discuter avec ltous ceux que nous pouvons  convaincre pour qu'ils votent Ségolène Royal;

Nous nous sommes étonnés que les Américains réélisent Bush en 2005. N'étonnons pas le monde en élisant Sarkozy. 

N'oublions pas que cela fait 5 ans que nous attendons de faire avancer une société plus solidaires grace à la gauche, ne nous "loupons pas" : il ne faudrait pas que nous ayons à vivre 5 années de libéralisme dur ......... certains ne s'en remettraient pas. 

VOTONS SEGOLENE ROYAL  !

 

 

Le blog n'aura pas de nouvelles notes jusqu'à dimanche soir;

 pour respecter ce principe : nous fermons momentanément  la possibilité de faire des commentaires. Nous comptons sur votre compréhension,  




Allez-vous vraiment faire ça ?


Alors, vous allez vraiment faire ça ?
Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?
Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?
Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?
Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?
Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que  talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?
Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ?  Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?
Trop de quoi ? Pas assez de quoi?
Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?
Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés  d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ? 

Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?
Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.
Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre  qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie.

• Ariane Mnouchkine

Mazarine Pingeot regrette la manipulation des sondages



La fille de François Mitterrand s'est inquiétée vendredi de la place que tiennent les sondages dans la campagne.

 

Mazarine Pingeot le 7 juillet 2005

Mazarine Pingeot le 7 juillet 2005 (Sipa)

Mazarine Pingeot, fille de François Mitterrand, a regretté, vendredi 4 mai sur France-Info, la place que tiennent les sondages, estimant qu'ils "ne sont pas le fondement de la démocratie".
"Le vote est quelque chose qui relève de la conscience de chacun", a-t-elle déclaré. "Tous ces sondages relèvent un peu de la manipulation, je trouve ça fort dommage et un peu inquiétant", a-t-elle dit.
Elle a demandé aux électeurs de mettre de côté "les a priori", regrettant qu'il y ait eu dans cette campagne "une certaine misogynie, qui concerne même les femmes".
 
"Royal entre "complètement dans la ligne" de Mitterrand"
 
Mazarine Pingeot a encore estimé que Ségolène Royal entrait "complètement dans la ligne" de François Mitterrand. "C'est quelqu'un qui pense l'avenir pour tenter le présent, ce que ne fait pas Nicolas Sarkozy", a-t-elle dit.
"J'espère que les citoyens auront un sursaut et que les indécis vont décider au dernier moment d'aller voter pour elle", a-t-elle encore indiqué.

DSK soutien à 100% Ségolène

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

La campagne touche à sa fin et dimanche, ce sera votre vote qui décidera de l'issue de l'élection présidentielle 2007. Vous le savez, tout mon soutien va, sans la moindre hésitation, à Ségolène Royal.

J'entends de plus en plus de citoyennes et citoyens s'interroger quant à ma possible désignation comme Premier Ministre, dans le cas où Ségolène était élue. Et je les remercie pour cette confiance qu'ils m'accordent. Pour autant, je ne vous donnerai pas un scoop en vous disant que je ne sais pas ce qu'il en sera. Tout ce que je sais, c'est que si Nicolas Sarkozy est élu, il n'en sera rien.

Par ailleurs, je vous invite à prendre connaissance de l'animation informatique résumant le programme de Ségolène Royal : http://www.desirsdavenir.org/lafrancepresidente

Enfin, je le redis et le redirai : je fais partie de l'équipe de campagne de Ségolène Royal et je ferai partie de son équipe pour gouverner la France, si elle est élue. Dès lors, il vous appartient de faire de ce « si », une réalité.

Votons Ségolène Royal pour que vive la République et vive la France !


françois Bayrou ne votera pas pour Sarkozy

Françaises, Français,
 
Je vous invite à prendre connaissance de mes déclarations faites au journal Le Monde, quant à mon intention de vote au second tour de l'élection présidentielle. Si je ne veux en rien dire à celles et ceux qui ont voté pour moi, ce qu'ils doivent faire,  je tiens toutefois à ce qu'ils sachent ce que je ne ferai pas :
 

PARIS, 3 mai 2007 (AFP) - Le président de l'UDF François Bayrou déclare qu'il "ne votera pas pour" Nicolas Sarkozy , dans le journal Le Monde daté de vendredi.

Interrogé après le débat qui a opposé mercredi soir Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, M. Bayrou a assuré qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour, ajoutant toutefois: "je ne voterai pas pour Sarkozy".

Le leader centriste, qui avait obtenu 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle et dont les 6,8 millions d'électeurs sont très courtisés par les candidats UMP et PS, avait déjà laissé entendre, lors de sa conférence de presse du 25 avril, qu'il ne voterait pas pour M. Sarkozy.

"Je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas" à titre personnel au second tour, avait-il déclaré, après avoir annoncé qu'il ne donnerait pas de consigne de vote.

Interrogé après le débat par le Monde, M. Bayrou a reconnu "en triple off" que Mme Royal "s'en est plutôt bien sortie" , ajoute le journal.
 
 
A bon entendeur

les erreurs et incohérence de Sarkozy

les différentes erreurs, incohérences et mensonges que Nicolas Sarkozy a commis durant le débat télévisé qui l'a opposé à notre candidate.


NUCLEAIRE :

  • Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.
  • Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.
  • Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France et 78 % de l'énergie produite en France est d'originie nucléaire et non 50 % comme l'a dit Nicolas Sarkozy.

RETRAITES :

  • Nicolas Sarkozy a continué dans la désinformation en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».En disant que cela était financé jusqu'en 2020, Nicolas Sarkozy reconnait lui même que le problème n'est pas réglé définitivement et que cette réforme n'est donc pas la solution tant attendue ...
  • Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros.

DROITS DE SUCCESSION :

  • La suppression des droits de succession a été la première mesure de Berlusconi en 2001.
  • De plus, c'est une mesure couteuse (5 milliards d'euros) on ne peut relancer ni la consommation ni l'investissement avec une telle mesure. Elle est économiquement inefficace car l'imposition sur le patrimoine ne concerne qu'un francais sur cinq. C'est donc une mesure de clientélisme qui vise d'abord les plus riches ...

 

 

35 HEURES :

  • Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimées, Il a reconnu devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

 

  • Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?
  • Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.
  • Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale.
  • Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

IRAN :
  • Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.
  • La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence. Plus qu'une question de bon sens, il s'agit d'une question de sécurité.

SECURITE :

  • Lors du débat, Nicolas Sarkozy a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières. On peut citer aussi l'exemple de Berlin où les taxis sont gratuits pour les femmes à partir de 3 heures du matin.

D'autre part, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

  • + 30 % d'agressions depuis 2002.
  • + 11 % de violence faites aux personnes.
  • + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.
  • Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une réussite personnelle.
  • 12 000 policiers agressés en 2006.
  • 3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.

jeudi, 03 mai 2007

Jean-Marie Collombani, PDG du Monde appelle a voté Ségolène Royal

Le PDG du Monde estime que voter pour Ségolène Royal au second tour est un "pari" qui "pour le pays, mérite d'être tenté". Il dénonce la "conception revancharde de l'histoire" de Nicolas Sarkozy et ses relations avec les patrons de presse.

 

 

Jean-Marie Colombani Sipa

 

Jean-Marie Colombani Sipa (Sipa)

ce n'est un secret pour personne que Nicolas Sarkozy aborde le second tour de l'élection présidentielle en position de force. Les sondages le donnent invariablement vainqueur, et le face-à-face télévisé tant attendu n'a pas été de nature à renverser, à lui seul, le cours de la campagne.

La tentation peut être grande, dans ces conditions, de se projeter au-delà, de considérer que nous sommes déjà entrés dans l'ère Sarkozy. Au contraire, l'importance de l'enjeu – l'amorce d'une phase nouvelle de notre histoire politique, le choix d'un modèle de société – incite à réaffirmer que chaque voix compte.


Les sondages ne sont pas l'élection. Et celle-ci, quel qu'en soit le résultat, crée à son tour un rapport de forces dans le pays qui influencera l'attitude de l'heureux(se) élu(e) dans son mode de gouvernement comme dans son appréhension de la diversité des aspirations de la société française.

De ce point de vue – et même si le duel télévisé, beaucoup trop technique et manquant d'ampleur, ne l'a pas fait apparaître avec suffisamment de clarté et l'a même, à certains égards, masqué –, il y a bel et bien en présence deux France, deux visions de la société.

Elles étaient parfaitement visibles lors des deux grands meetings parisiens des candidats : le public de Bercy montrait une société homogène; celui de Charléty une société plus diverse, plus colorée. Dans le premier cas, beaucoup d'inclus; dans le second, beaucoup d'aspirants à l'intégration, de candidats à intégrer cette classe moyenne dont le sort reste une des clés de l'avenir.

La mondialisation, on le sait, si elle donne du travail à des centaines de millions d'êtres humains, comporte un risque : la distribution des bénéfices n'est pas égale. Entre les pays. Mais aussi au sein même de chaque pays, en brisant les équilibres sociaux, en remettant en route la machine à inégalités qu'un demi-siècle d'Etat-providence avait inversée.

Ascenseur social en panne

La question posée dans toutes nos sociétés développées est donc celle de la classe moyenne qui, hier, voyait ses revenus grossir avec l'âge et était assurée que ses enfants auraient une vie meilleure, et qui voit aujourd'hui sa feuille de paie bloquée et ses enfants passer de stage en stage malgré les sacrifices faits pour leur éducation. L'ascenseur social est en panne non seulement pour ceux qui sont au bas de l'échelle, mais pour une partie toujours croissante de cette classe moyenne.

Malgré une lisibilité insuffisante, le projet de Ségolène Royal est tout entier centré sur cette problématique. Et c'est avec raison qu'elle fait de la refonte du dialogue social la clé du retour de la confiance. Les relations de méfiance, en France, entre les entreprises, l'Etat et les salariés ont non seulement un coût, mais sont aussi un obstacle au retour de la croissance.

La crise de la valeur travail, selon Ségolène Royal, n'est pas celle du désir individuel de travailler, mais celle de la capacité à travailler ensemble. Son dispositif tend tout entier à remettre en confiance les classes moyennes, à leur redonner une mobilité qui fait défaut, en même temps que la réassurance que donne, à celles-ci, des services publics puissants et modernisés.

Nicolas Sarkozy, au fond, a une vision plus "américaine", en ce sens que les dispositifs qu'il imagine (notamment fiscaux : le bouclier fiscal à 50 % n'est jamais qu'une façon d'éliminer de fait l'ISF) favorisent le haut de la pyramide sociale. Ses accents industrialistes, mais aussi protectionnistes, lui permettent, dans le même temps, d'être entendu des milieux ouvriers. Il défend donc le haut et le bas de la société, au nom d'une vision qui évoque le "conservatisme compassionnel" des conservateurs américains : il faut encourager les "riches" à investir, de façon à redonner du travail au plus grand nombre.

Conception revancharde de l'histoire

Ce sont là deux modèles – encore qu'à les écouter il n'y en aurait plus qu'un seul : la social-démocratie du nord de l'Europe ! – parfaitement cohérents et défendables. D'autant plus qu'ils ont en commun de vouloir réformer le pays. A ceci près que l'addition des propositions concrètes de Nicolas Sarkozy (une certaine idée de la fiscalité, des déductions diverses, notamment pour faire une France de propriétaires, des primes pour les heures supplémentaires) peut être source de nouvelles inégalités et aboutit à favoriser les plus favorisés. Au reste, le vote des beaux quartiers (comme, à l'inverse, celui des cités en faveur de Mme Royal) montre que l'opinion a parfaitement compris le message.

Ce qui gêne, chez M. Sarkozy, outre un renvoi classique à la vieille lutte des classes, c'est aussi une conception revancharde de l'histoire. Avoir centré sa campagne d'entre-deux-tours sur la dénonciation de l'héritage de Mai 68 est le signe clair d'une volonté de revanche idéologique. Ce qui embarrasse, c'est cette façon d'opposer les "travailleurs" aux "tricheurs", ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi. Bref, une conception qui antagonise; et qui, à l'inverse, rend crédible la démarche de Mme Royal, laquelle refuse précisément cette dichotomie.

N'est pas non plus raisonnable la marche arrière que M. Sarkozy nous promet dès qu'il parle de renforcer l'arsenal législatif répressif (déjà largement pourvu) en mettant en cause, par des peines planchers et le recours à l'automaticité des peines, l'un des principes mêmes d'une justice républicaine qu'est l'individualisation de la peine, et l'idée que l'appareil répressif vise aussi à réinsérer. Enfin, la qualité de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec Martin Bouygues, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault est la marque d'une puissance potentielle dans les médias qui appelle une vigilance de tous les instants.

Pourtant, le président de l'UMP a de bonnes chances de devenir le président du pays. Pour trois raisons : en premier lieu parce qu'il a largement réussi son OPA sur les électeurs du FN, ambition voulue, assumée et annoncée depuis 2002 et constamment réaffirmée depuis comme un objectif politique décisif pour la droite; en deuxième lieu parce qu'il a su mobiliser sur l'adhésion à son programme, sa capacité à le mettre en œuvre et à engager rapidement des réformes, contrairement à Ségolène Royal, dont le vote est pour une bonne part un vote défensif, de protection; enfin, cette adhésion forte est le fruit du travail de refondation de la droite, engagé méthodiquement depuis cinq ans et plus encore depuis la prise de l'UMP par M. Sarkozy.

Il en est résulté un projet discutable, contestable ou irrecevable, certes, mais cohérent et maîtrisé. C'est sa force et une bonne part de son pouvoir de conviction. Et c'est pourquoi il était absurde de le diaboliser.

Pas de mesures-phares

A l'inverse, le PS n'a pas su engager un travail de refondation comparable. C'est la faiblesse majeure qui a affecté la campagne de Mme Royal, dont on a pu apercevoir à la télévision qu'elle est, par sa force de caractère, armée pour tous les combats. Elle a eu l'intuition de devoir bousculer l'ordre socialiste, mais elle n'a pu le faire que de façon parcellaire, expérimentale ou improvisée, faute d'un socle solide de réflexion collective préalable, mûrie puis métabolisée par la candidate.

Il n'y a pas, dans l'arsenal qu'elle présente, de mesures-phares comparables, par leur effet, à ce que furent pour Lionel Jospin version 1997 les 35 heures ou les emplois-jeunes. Et, chemin faisant, les socialistes n'ont pas aperçu que l'idée même que les Français se font du "changement" a… changé ! C'est ce que Nicolas Sarkozy a pu récupérer (et masquer) avec son discours sur la valeur travail.

Il faut donc d'urgence, pour la clarté et la dynamique du débat démocratique, renouveler la pensée de la gauche. La mondialisation reste vécue comme une menace et diabolisée comme la cause de tous nos maux; seule la face négative de cette révolution planétaire est prise en compte et dénoncée. La gauche réformiste doit repenser de façon moderne le changement social. Elle doit sortir de l'impasse idéologique dans laquelle elle s'est trop longtemps enfermée. C'est pour elle la seule manière de retrouver sa vocation historique : incarner le mouvement, le changement et l'espérance, l'optimisme sur l'avenir.

Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement, tracé une perspective. Sa défaite, surtout si elle était lourde, plongerait inévitablement le PS dans les règlements de comptes, le retour en force de tous les archaïsmes et de toutes les utopies négatives. Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté.

Jean-Marie Colombani

Handicap et Morale , une colère juste

Etant parents d'un enfant porteur d'un handicap mental, nous remercions Ségolène Royal d'avoir eu cette révolte juste et sincère face à l'indécence et au manque de scrupules de Nicolas SARKOZY qui en dernière minute ose brandir la situation des enfants handicapés sans s'être préoccupé auparavant de leur situation en mettant des moyens réels pour faciliter et développer cette intégration.
 
Il aurait fallu y penser avant monsieur Sarkozy !.

Pour élargir la scolarité des enfants handicapés, il faut comme l'a rappelé Ségolène Royal donner des moyens au système scolaire, aux enseignants (des formations supplémentaires ) et aussi des moyens humains (auxiliaires d'intégration scolaire). Les emplois jeunes avaient facilité cette intégration, Sarkozy (le gouvernement auquel il avait une place importante) les a supprimés. Handiscol qu'avait créé Ségolène Royal était une aide : Le gouvernement sortant de Sarkozy l' a supprimé.

Ce plan permettait notamment aux parents d'appeler un numéro vert pour être écoutés et être aidés ......Plutôt qu'une écoute directe il faudrait faire une procédure ? Monsieur Sarkozy ne connait visiblement pas la détresse et la véritable « galère » auxquelles sont confrontés les parents d'enfants handicapés.

Aujourd'hui, il n'y a pas de solution d'accueil satisfaisante pour un enfant sur deux porteur de handicap. Ce n'est pas en judiciarisant et en créant un droit opposable par le biais de procédures juridiques qui imposent de prendre un avocat, de le payer et d'attendre des années de procédures que l'on fera avancer la cause et l'intégration des enfants porteurs d'un handicap.

De telles procédures prendraient beaucoup de temps à des parents qui en manquent déjà pour suivre leur enfant handicapé tout en ne négligeant pas les autres.

Les parents doivent aussi être aidés au quotidien, combien de parents arrêtent de travailler pour s'occuper de leurs enfants qui bien souvent n'ont pas de place à l'école ou en institution spécialisée, combien de soins nécessaires ne sont pas remboursés (psychomotricité ......) .

Il faut créer les conditions pour faciliter cette intégration et avoir un certain état d'esprit, une vision de la société où tout le monde a sa place et où existent des solidarités avec les plus faibles....C'est vrai Nicolas Sarkozy a fait preuve d'immoralité en se servant d'un sujet important et douloureux pour beaucoup de parents d'enfants handicapés. Ségolène Royal, qui avait pris ce sujet à coeur lorsqu'elle était ministre a montré son humanité. Elle a eu une colère  justifiée et nous la remercions encore d'avoir réagi si sincèrement.

 

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Sylvie et Jean-Pierre ARETHENS, parents d'un enfant porteur d'un handicap mental

quelques unes des nombreuses réactions de militants

        Et comme le félon continue, on publie quelques réactions       
               
        1/        
Etes-vous encore capable de vous regarder dans une glace,
vous qui vous targuez de certaines valeurs?
Famille! "Lumineuse famille"! Savez-vous que la notion de
famille s'applique aussi au groupe humain qu'on prétend
aimer et servir et qui vous a donné sa confiance?
Les leçons des "bons pères" n'ont apparemment pas porté
leurs fruits, ou plutôt ont été trop bien retenues!
Vos provocations et vos menaces ne suscitent que mépris
auprès de ceux qui ont tenté, dans leur vie, de servir des
idéaux humanistes.
Mais que vous importe, devant une si bonne soupe servie
dans un aussi bon "plat" (mot qui a échappé à un journaliste
célèbre d'Europe 1)!
Vous donnez une bien triste image de la politique à nos
enfants, Monsieur Besson!
Et si, ENFIN, vous aviez la décence de vous TAIRE?

Jacques Perrin (qui n'a pas eu, hélas, la chance de vous
rencontrer, autrefois, dans "une cour de récréation")
                       

2/ Monsieur Besson,

 

Vous voilà bien auprès de vos frères les Sarkozy, De Robien et la clique des biens pensants du gouvernement sortant qui regardent dans le rétroviseur ; qui veulent laisser croire qu’ils vont changer la France en retrouvant les valeurs d’avant mai 68 !

Mais qui connaîtrait Monsieur Besson aujourd’hui si les électeurs ne l’avaient pas hissé sur les bancs de l’Assemblée ? Vous n’êtes Monsieur Besson le politique que parce que nous vous avons porté, nous les tout petits mauvais pensants, là où vous êtes. Sans nos voix Monsieur Besson, vous n’êtes rien… 

Et vous donnez aux Drômois une nouvelle raison de croire en Ségolène… de craindre la félonie de l’équipe au pouvoir qui se représente. 

N’oubliez pas Monsieur Besson, en politique, sans électeurs, on n’est rien, moins que rien, absolument rien…

 

Agnès Perrin, Une femme de gauche !

 

3/ 

Eric Besson avait consommé de la manière la plus frappante sa rupture avec Ségolène Royal. Il avait quitté son poste de secrétaire national à l’économie du PS, puis le parti, en février, à la suite de désaccords sur la campagne de la candidate socialiste et la façon dont elle était menée. En mars, il épanchait sa haine contre Ségolène Royal dans un livre «Connaissez-vous madame Royal?» paru en mars avec lequel il a dû gagner beaucoup d'argent.

L'ex-secrétaire national ne se contente pas d'avoir claqué la porte du PS mi-février. Dimanche, il a rallié le camp de Nicolas Sarkozy, dénonçant une fois de plus «l'incapacité» de Royal. Eric Besson s'était pourtant distingué en janvier pour avoir dirigé la rédaction d'un livre... anti-Sarko.


Le retournement de veste est total. «Ce soir, Nicolas Sarkozy a trouvé les mots pour appeler au rassemblement républicain. J’essaierai d’y apporter ma contribution», a conclu Eric Besson. Vise-t-il un strapontin ministériel dans un possible futur gouvernement de droite? Toujours est-il que Sarkozy, dans une lettre adressée au député le 18 avril, lui écrivait vouloir «rassembler le maximum de Français et de responsables politiques autour de [son] projet». François Fillon, directeur de campagne de Sarkozy, annonçait d'ailleurs lundi matin la création d'un «pôle de gauche» pour flanquer le «pôle UMP», «dont Eric Besson sera l'un des animateurs».

On notera que "la probité" de cet homme, qui est toujours officiellement mon député, ne l'a quand même pas conduit à abandonner son mandat, alors qu'il a été élu au nom du parti socialiste. Mais sans doute, veut-il aussi préserver ses futurs avantages matériels de député "chomeur" non réélu. 

«Je pense en conscience que (ségolène Royal) ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants», a-t-il écrit dans son livre.

Pour ma part, je ne souhaite à aucun enfant d'avoir un papa comme Eric Besson dont le sens de l'honneur parait à ce point absent.

 

JPArethens

 

4/Pôvre homme

Quelle est ta conscience politique ?

Quelle est tout simplement ta conscience ?

Je viens d’entendre que tu avais peur pour tes enfants si ségo était élue

Mais j’ai très peur pour les miens avec des « intellectuels donneurs de leçon » comme toi

Des « hommes » sans parole, des arrivistes. Besson et trahison ça mérite un alexandrin.

Je ne t’ai pas connu longtemps et je me suis planté complètement sur ta personnalité

Ma colère est à la hauteur de ma déception

Alors si les ratés de l’ENA comme toi règlent leurs comptes dans la presse, le peuple, lui, les règle de façon différente…

 

thi.lec

 

5/

Salut judas

 

Tu aurais reçu des mails de socialistes qui voteraient Sarkozy !!!

Ben alors dis nous de qui il s’agit ô toi le chevalier blanc qui dit tout ce qu’il pense.

J’aurais alors l’impression que tu est moins seul dans ton monde de fourberie.

 

Tu veux empêcher une manifestation !!!

Et la démocratie que tu défends si chèrement dans ton monde de trahison.

 

Tu veux encore balancer des informations que tu n’aurais pas écrites dans ton « livre » !!!

Ben te gènes pas mon chéri, tes amis du Figaro et de LCI les relaieront volontiers.

Et comme tu dis toujours la vérité…

 

Ah la la !

Je me demande comment tu fais pour te raser, ça doit pas être évident de se regarder dans le miroir.

Quoique, avec ta conscience…

 

 

                       

mercredi, 02 mai 2007

Besson le chanteur, (Canard Enchaîné du 2 mai)

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mardi, 01 mai 2007

Le discours de Charlety

Ségolène Royal à Charléty : « fraternité» contre « brutalité »

Devant 60 000 sympathisants, Ségolène Royal a vanté son projet de « réforme sans violence » contre « la brutalité du candidat de la droite ».



« J'ai pris beaucoup de coups pendant cette campagne », a commencé Ségolène Royal, après avoir fendu la foule masséemedium_charlety.jpg dans le stade Charléty, à Paris, ce mardi soir. Dans un discours de près d'une heure, la candidate a voulu mettre en avant son projet de « réformes sans violence », de « fraternité » et « d'harmonie » contre « la brutalité » de son adversaire.

Elle a d'abord rendu hommage aux mouvements sociaux qui ont donné naissance aux célébrations du premier mai, pour rappeler la « dignité du monde ouvrier ». « L'Histoire a des permanences qu'il faut rappeler », a-t-elle alors lancé, en rendant hommage « à ces jeunes gens du Nord qui se battaient pour la journée de 8 heures et la semaine de 40 heures ». « Déjà, à l'époque il y avait des gens à la vie facile », a-t-elle relevé, qui s'opposaient à « ces droits élémentaires », « des gens à la vie facile qui affirmaient en 1936 que les congés payés allaient ruiner la France ». Contre « ce galimatia conservateur sans fondement économique », la candidate socialiste a déclaré vouloir une France « qui n'en rabatte jamais sur la conquête des droits sociaux ».

« Nicolas Sarkozy n'est pas le général de Gaulle »
Elle a ensuite commenté les propos de Nicolas Sarkozy qui, dimanche dernier, s'en est pris aux mouvements de Mai-68 : « moi je ne souhaite pas que la France parvienne à cet état de blocage pour précisément susciter, comme Mai-68, des révoltes, des revendications, des grèves qui ont tout bloqué, tout simplement parce que le pouvoir en place refusait d'écouter et refusait de redistribuer des richesses. » Après avoir fait remarquer, non sans ironie, que « Bercy n'est pas les Champs-Elysées », « que Malraux n'est pas Doc Gynéco », « que Mauriac n'est pas Bernard Tapie » et que « Nicolas Sarkozy n'est pas le général de Gaulle », elle a comparé la France de 2007 à celle de Mai-68. « Il y a dans la France d'aujourd'hui une même forme de colère qui gronde, des frustrations, des incompréhensions, des millions de personnes qui ont l'impression de ne compter pour rien », a-t-elle déclaré. « Il est plus que temps de réformer rapidement, sans brutaliser, avec intelligence, dans le dialogue, et ce modèle : je suis la seule à vous le proposer ! »

Acclamée par les militants qui scandaient « Ségolène présidente », elle a averti des mouvements sociaux et du « feu qui couve sous la cendre dans les quartiers » susceptibles de se réveiller si son adversaire était élu. Elle a cité les mises en garde de Bernard Thibault, à la tête de la CGT, et de François Chérèque, son homologue de la CFDT, au candidat de la droite. Alors que tous les sondages la donnent pour le moment perdante, elle a rappelé qu'elle avait « 3 jours pour convaincre les hésitants et les indécis » : « 3 jours au cours desquels mon équipe de campagne, c'est vous ! », a-t-elle lancé à son public.

Mardi 01 Mai 2007
Anna Borrel, Marianne

lundi, 30 avril 2007

Ségolène Royal promet "une France apaisée" - Le Monde

 
 
Pensez-vous que le débat avec François Bayrou a été bénéfique pour vous ?

C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc.

Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation.

Avant le premier tour, vous aviez une autre attitude. Comment expliquez-vous ce changement vis-à-vis du parti centriste ?

C'est vrai, je l'ai dit : l'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. FrançoisBayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste.

La communauté de valeurs va du PS à l'UDF ?

Je ne parle pas de recomposition politique ou d'appareils politiques. Je ne me pose pas, pour l'instant, la question des coalitions. Si nous sommes dans des affrontements permanents 50-50, la France ne peut pas s'en sortir, se remettre en mouvement. Sur certains thèmes fondamentaux, je réussirai à sortir de cet affrontement bloc contre bloc, quel que soit le choix définitif de l'UDF en tant que parti.

Sur la réforme des institutions, l'Etat impartial, nous avons une vision commune. Je ne veux plus que l'Etat soit maîtrisé par un seul parti, par un seul clan, ce n'est pas la République. Je suis la seule à avoir une vision de la réforme institutionnelle complète. Ce n'est pas le cas du côté de la droite. Elu avec 82% des voix, Jacques Chirac avait l'occasion exceptionnelle de déverrouiller la vie politique française. Il ne l'a pas fait, tous les pouvoirs sont restés concentrés. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est toujours président de l'UMP. Ce qui est contraire à l'esprit des institutions.

Quels signaux allez-vous envoyer à la gauche inquiète de votre évolution vers le centre ?

La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure.

Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie.

Arlette Laguiller se détermine pour la première fois pour le candidat socialiste depuis 1981. Que lui dites-vous ?

La question de la protection de la dignité des travailleurs est centrale. C'est un beau combat qui a le mérite d'être désintéressé. Elle est populaire et estimée. J'ai cité son nom en meeting et elle a été acclamée. Les personnalités qui sont cohérentes, qui ont un idéal principal et ne lâchent pas, sont très attachantes. Je ne la voyais pas pour lui demander quoi que ce soit. Juste pour le plaisir de la rencontrer, de la remercier.  Je veux une France rassemblée et pas les Français dressés les uns contre les autres. Je veux être présidente d'une France apaisée et énergique.

Vous aviez été en concurrence avec Dominique Strauss-Kahn. Il a été très absent dans votre campagne du premier tour, et puis là il est très présent. La photo de votre déjeuner en tête à tête, c'est celle de Mitterrand-Rocard en 1988 ?

Dominique est présent à mes côtés à sa demande et je m'en félicite. C'est un homme talentueux et imaginatif. Il pourrait être un très bon premier ministre, si tel est mon choix.

Il n'y a pas de rapprochement de ligne entre M. Strauss-Kahn et vous aujourd'hui ?

La seule ligne aujourd'hui, c'est le pacte présidentiel. Ma volonté, c'est de rassembler tous les talents autour de ce pacte. Je suis dans une démarche de sincérité et de fidélité à mes engagements, dans le respect des personnalités différentes, de leurs bonnes idées. Par exemple, j'ai confié une mission à José Bové sur la mondialisation et la souveraineté alimentaire.

Quand vous parlez du "bout de chemin" que vous allez faire ensemble avec François Bayrou, ce chemin va jusqu'où ? Jusqu'au second tour, au-delà des législatives?

Il faut respecter les étapes. Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi.

Pourriez-vous prendre François Bayrou comme premier ministre ?

Je l'ai déjà dit : par définition, je ne m'interdis rien.

Sur les retraites, les 35 heures, comment pouvez-vous concilier votre vision et celle des électeurs de François Bayrou ?

Le travail d'explication doit continuer. Je pars avec des préjugés très lourds, sous prétexte que les socialistes sont incompétents en économie et préfèrent le social. De plus, comme je suis une femme, par définition, il y a un préjugé d'incompétence, même si j'ai le soutien de toute la nouvelle école des économistes qui comptent en France et sur la scène internationale. Mon pacte réconcilie l'efficacité économique et le progrès social. C'est une vision neuve, qui suscite aussi l'intérêt des organisations syndicales de salariés que j'ai reçues. J'appelle donc les électeurs à regarder ce qu'il y a dans le pacte présidentiel que j'ai construit après une importante phase d'écoute.

Lors du débat, nous avons d'ailleurs levé des ambiguïtés, puisque François Bayrou voyait dans mon programme une étatisation de l'économie. C'est tout sauf ça. L'économie de marché est une réalité incontournable. Mais je crois qu'elle a besoin d'une régulation pour éviter ses désordres. Et les entreprises y ont tout intérêt. Elles sont d'ailleurs les premières à se tourner vers l'Etat quand elles sont en difficulté. C'est l'Etat qui définit la politique fiscale. Mais les partenaires sociaux définissent la politique sociale. L'Etat a reculé pendant cinq ans sur l'investissement dans la recherche et l'innovation, c'est très grave, il va falloir au contraire en faire une priorité. Les pouvoirs publics, en redistribuant l'argent public, ont un rôle très important dans le développement économique. En même temps, je supprimerai les aides aux entreprises qui n'en ont pas besoin, pour les concentrer sur les PME qui innovent. Je souhaite débureaucratiser l'intervention de l'Etat et la cibler sur les vrais besoins.

Pensez-vous qu'il faut réduire la dépense publique ou pas ?

Oui, il faut lutter contre les gaspillages et les doubles emplois et rendre la dépense publique plus efficace. Il faut relancer la croissance et diminuer le chômage. D'abord par la confiance. J'ai un discours très moderne vis-à-vis des entreprises. Je leur dis même : faites du profit, gagnez de l'argent, à condition qu'il soit honnêtement gagné et équitablement distribué. Avancez, prenez des risques. Mais il faudra que les banques aident davantage les PME. Les entreprises manquent d'épargne. Aujourd'hui, la rente est avantagée par rapport à la rémunération du travail, y compris dans les différentes propositions faites par Nicolas Sarkozy. Je propose, au contraire, de moduler l'impôt sur les sociétés en fonction de l'utilisation des bénéfices. Tout ce qui sera réinvesti dans l'entreprise bénéficiera d'allégements fiscaux. Je veux un pacte de croissance avec les PME, le Small Business Act.

Les organisations syndicales de salariés seront encouragées au compromis que je propose sur la base d'un dialogue social rénové. Du côté du Medef, c'est plus compliqué, parce que le Medef est un agglomérat de grandes banques, d'entreprises du CAC 40 et de PME qui n'ont pas toutes le même intérêt. Mais, là aussi, les choses bougent et je sais que beaucoup de patrons veulent sortir du manichéisme social. Je le vois par exemple avec les prises de position du Centre des jeunes dirigeants.

Sur les 35 heures, vous aviez porté une critique et maintenant vous dites qu'il faut les généraliser. Ce n'est pas une contradiction ?

Non. La deuxième loi sur les 35 heures était trop uniforme. Mais la diminution du temps de travail reste un objectif. En revanche, la façon dont on y parvient devra à nouveau être mise sur la table entre partenaires sociaux. Ce qui a manqué, dans l'application de la loi, c'est l'accompagnement humain. C'est aussi le faible poids des syndicats qui a permis dans certaines entreprises une application des 35 heures qui a dégradé les conditions de travail.

Allez-vous renationaliser GDF, comme le revendique la gauche ?

Ce ne sont pas des mesures de droite ou de gauche. Les enjeux ont changé. Quand on voit les problèmes énergétiques que la France et l'Europe vont devoir gérer dans les années qui viennent, les enjeux financiers considérables, cela mérite quand même un débat public. Nous avons besoin d'un grand pôle public de l'énergie.

Sur les retraites, remettez-vous en cause le principe de 42 ans de cotisation pour le salarié moyen à terme ?

La question des retraites sera totalement remise à plat. Sur la question de la durée de cotisation, il faudra prendre en compte la pénibilité et regarder de très près la question des retraites des femmes. Il y aura une discussion avec les partenaires sociaux. On ne pourra pas déconnecter la question des retraites de celle de la réussite de la lutte contre le chômage, car des emplois en plus ce sont des cotisations en plus. Il faut éviter de brutaliser la question des retraites en l'abordant comme le fait la droite et s'orienter vers des systèmes de retraite à la carte, plus souples. Il n'y aura pas de retraite couperet. En même temps, il faut garantir à ceux qui ont travaillé le plus durement d'accéder à une qualité de vie suffisante.

Faut-il modifier les règles de présentation des candidats aux élections professionnelles ?

Cette question sera traitée dans le débat sur les règles de représentativité qui seront revues. Sans brutaliser du jour au lendemain le paysage syndical. Les organisations syndicales y sont prêtes, si l'on réussit le syndicalisme de masse, soit avec un crédit d'impôt, soit avec un chèque syndical, c'est-à-dire une incitation à adhérer à une organisation syndicale. Lorsque l'on a interrogé les salariés sur la raison pour laquelle ils n'adhéraient pas à une organisation syndicale, ils ont répondu : la peur. Est-il normal que dans la France de 2007 un droit constitutionnel fasse encore peur? Non, car un pays moderne a besoin d'un bon dialogue social.

Vous parlez de la dette, mais vous n'avez pas chiffré la manière de desserrer cet étau.

La marge de manœuvre passe par la réforme de l'Etat et la clarification des compétences des collectivités territoriales. Quand j'ai interrogé José Luis Zapatero ou Romano Prodi sur la manière dont ils avaient réduit la dette de leur pays, ils m'ont répondu que c'est par une meilleure répartition des responsabilités, des compétences pour éviter des doublons, des chevauchements de financement, qu'ils y sont parvenus.

Ensuite, on peut rendre plus efficace le service public. Plutôt que de dire comme Nicolas Sarkozy que l'on va supprimer un fonctionnaire sur deux – ce qui, à mon avis, n'est pas très responsable et d'ailleurs il ne l'a pas fait quand il était ministre des finances –, on peut améliorer l'efficacité du service public. Enfin, la baisse de la dette passe évidemment par la relance de la croissance. Je crois beaucoup au levier écologique. La France a pris du retard. Or les experts estiment que de un à deux millions d'emplois peuvent être créés dans ce domaine. En Espagne et en Allemagne, j'ai été surprise de voir le nombre d'emplois créés grâce à ce secteur.

Si vous êtes élue, c'est vous qui mènerez la campagne des législatives ?

Mon rôle, c'est de réunir une majorité présidentielle.

Ou bien est-ce le chef du gouvernement ou le chef du parti qui mènera cette campagne ?

Nous n'en sommes pas là. Ce qui intéresse aujourd'hui les Français, c'est le second tour de l'élection présidentielle.

Si François Bayrou prend l'option d'entrer dans la majorité présidentielle, y aura-t-il des accords, des désistements entre le PS et son parti, comme il y en avait autrefois et aujourd'hui encore entre le PS et le Parti communiste ?

Si une majorité présidentielle se constitue, ainsi qu'un gouvernement, il faudra un accord entre organisations pour constituer une majorité parlementaire, capable de mettre en œuvre le pacte présidentiel.

Avez-vous le sentiment que le PS y est prêt ?

C'est la dynamique politique qui va le définir. Là, je construis une majorité présidentielle dans la cohérence, la clarté, le respect des partenariats et les valeurs du progrès économique, social et écologique.

Vous n'êtes pas comme Nicolas Sarkozy, qui dit que tous les députés UDF qui l'auront rejoint avant le 6 mai auront l'investiture de sa majorité présidentielle.

Je laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.

Et, demain, vous prendrez le PS ?

Ce n'est pas compatible avec la fonction de chef de l'Etat.

dimanche, 29 avril 2007

Besson...

Eric Besson avait consommé de la manière la plus frappante sa rupture avec Ségolène Royal. Il avait quitté son poste de secrétaire national à l’économie du PS, puis le parti, en février, à la suite de désaccords sur la campagne de la candidate socialiste et la façon dont elle était menée. En mars, il épanchait sa haine contre Ségolène Royal dans un livre «Connaissez-vous madame Royal?» paru en mars avec lequel il a dû gagner beaucoup d'argent.

L'ex-secrétaire national ne se contente pas d'avoir claqué la porte du PS mi-février. Dimanche, il a rallié le camp de Nicolas Sarkozy, dénonçant une fois de plus «l'incapacité» de Royal. Eric Besson s'était pourtant distingué en janvier pour avoir dirigé la rédaction d'un livre... anti-Sarko.


 

Le retournement de veste est total. «Ce soir, Nicolas Sarkozy a trouvé les mots pour appeler au rassemblement républicain. J’essaierai d’y apporter ma contribution», a conclu Eric Besson. Vise-t-il un strapontin ministériel dans un possible futur gouvernement de droite? Toujours est-il que Sarkozy, dans une lettre adressée au député le 18 avril, lui écrivait vouloir «rassembler le maximum de Français et de responsables politiques autour de [son] projet». François Fillon, directeur de campagne de Sarkozy, annonçait d'ailleurs lundi matin la création d'un «pôle de gauche» pour flanquer le «pôle UMP», «dont Eric Besson sera l'un des animateurs».

On notera que "la probité" de cet homme, qui est toujours officiellement mon député, ne l'a quand même pas conduit à abandonner son mandat, alors qu'il a été élu au nom du parti socialiste. Mais sans doute, veut-il aussi préserver ses futurs avantages matériels de député "chomeur" non réélu. 

«Je pense en conscience que (ségolène Royal) ne doit pas devenir présidente de la République. Je ne le souhaite pas pour mon pays. Je le redoute pour mes enfants», a-t-il écrit dans son livre.

Pour ma part, je ne souhaite à aucun enfant d'avoir un papa comme Eric Besson dont le sens de l'honneur parait à ce point absent.

 

JPArethens 

L'intégralité du débat Ségolène Royal - François Bayrou

Ne dites pas débat. Dites, dialogue. Samedi matin, sur BFM-TV, Ségolène Royal et François Bayrou ont illustré au moins une chose pendant les deux heures de discussion qu’ils se sont offerts «en toute transparence» dans un grand hôtel parisien: ils veulent tous les deux «sortir de l’affrontement bloc contre bloc», comme le dit la candidate socialiste. François Bayrou utilise les mêmes mots, mais va aussi plus loin, déclarant en préambule: «Aujourd’hui rien n’est plus nécessaire que de faire bouger les lignes, il faudra des unions bien plus larges pour sortir la France de ses problèmes.»
Ceci étant posé, le patron de l’UDF a réfuté toute intention de «ralliement.» Ralliement, un mot que la candidate socialiste a aussi banni de son vocabulaire: «Ce serait indécent de demander cela.» Pas de calcul d’appareils, de calculs politiciens, d’accord de désistements.

Pendant deux heures on a assisté à un exercice étrange. La politique «gagnant-gagnant», pour le bien de la nation, de la France. Un moyen pour Bayrou de ne plus penser à l’hémorragie de députés de l’UDF à laquelle il doit faire face. Un moyen pour la candidate socialiste de rassurer son camp, de mettre à distance les grincements de dents au PS devant ce rapprochement, voire de faire oublier la sortie d’Henri Emmanuelli appelant à rassembler la gauche du PS et les anti-libéraux une fois Nicolas Sarkozy battu. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy a été presque totalement absent du débat.

Certes, en riant parfois, François Bayrou asticote gentiment Ségolène Royal lui faisant remarquer que sur la question du contrôle de la Banque centrale européenne ou de la fin de la carte scolaire, la candidate socialiste est d’accord avec le président de l’UMP. Mais guère plus. Ségolène Royal et François Bayrou dénoncent aussi les tentatives, les pressions pour faire annuler leur rencontre. Mais, pas question de se faire voler ce moment par celui qui est arrivé en tête de l’élection présidentielle.

Au final, après presque deux heures de discussions sur les institutions, l’économie, la vie courante et l’Europe une chose saute aux yeux. Il y a vraiment très peu de différences entre le pacte présidentiel de la candidate socialiste et la vision de la remise en marche de la France que souhaite continuer à incarner Bayrou au delà du 6 mai.

Certes, il avait fustigé « l’étatisme », en matière économique de la candidate, son appétence pour la dépense publique. Alors que lui pense «qu’on ne peut pas faire croire qu’on va dépenser de l’argent que l’on a pas.» Mais Ségolène Royal le rassure, elle croit à la «croissance», souhaite «augmenter l’activité, ce qui dégage des marges de manœuvres.» Sur les 35 heures, Bayrou critique une «généralisation», ajoutant, farceur, «d’ailleurs quand on parle 35 heures, il faudrait savoir à quelle Ségolène Royal je parle» en référence à une prétendant qui, au début de sa campagne, avait critiqué la RTT, avant de souhaiter sa généralisation.

Royal, très habile, remet de la cohérence: «Je ne suis pas pour un dogme du chiffre en matière de temps de travail.» Ce qui compte «c’est dégager du temps libre pour que les Français s’occupent de leurs enfants… » Un discours, centristo-compatible pour Bayrou lui qui s’oppose au travail du dimanche banalisé notamment pour cette raison des retrouvailles en famille.

Autre point qui ravit Bayrou : la volonté de Royal de «faire confiance aux partenaires sociaux», de se ranger du côté des «compromis sociaux.» L’Europe donne a voir aussi un exercice de rapprochement saisissant. Les deux étaient pour le oui au traité constitutionnel européen. Sauf que Royal doit réconcilier la gauche du oui et du non. Elle réaffirme sa volonté de consulter une nouvelle fois les Français sur un traité d’ici 2009 (François Bayrou acquiesce), de contrôler la BCE (Bayrou est d’accord, s’il s’agit en fait de donner une feuille de route économique à la banque centrale qui profite à tous les pays.)

Une opposition ? Le salaire minimum européen dont veut Royal et que rejette Bayrou, le jugeant impossible à mettre en œuvre, tant les disparités de niveau de niveau de vie sont fortes entre pays de l’Union. Ce qui compte ce n’est pas de compter les mesures qui rapprochent, celles qui opposent. Ce qui compte, c’est que les deux veulent «faire respirer la société française», «rénover la politique». Au point qu’il est difficile de savoir qui a dit l’une ou l’autre expression.

Donc, Royal et Bayrou sont souvent d’accord. Et même quand ils ne sont pas d’accord, l’ambiance reste «sympa». Reste à voir comment se traduiront dans les urnes cette belle convergence d’esprit. Mais si comme le disait avant la rencontre Jean Marie Cavada, le député européen UDF, le but de la «rencontre était de faire bouger le programme de la socialiste pour rendre les transferts de voix acceptables», il est à parier que l’opération est réussie.

Autre opération réussie aussi, l’indéniable prolongation par Bayrou du premier tour. Même éliminé, il existe. «Aujourd’hui, il y a trois pôles politiques en France, affirme-t-il. C’est la fin des béni oui oui, ou des béni non non. Les Français ont le droit d’être engagés sans pour autant que ça vire à la guerre civile.» Et comme pour bien enfoncer le clou, il répète: «Ségolène Royal n’est pas mon ennemie, Nicolas Sarkozy n’est pas mon ennemi.»
 
Murielle Grémillet
LIBERATION.FR : samedi 28 avril 2007
 

samedi, 28 avril 2007

Dialogue Ségolène Royal / François Bayrou

Ton affable, sourires aimables et plaisanteries, le débat télévisé qui a opposé samedi Ségolène Royal et François Bayrou a davantage tenu du dialogue policé que de la foire d'empoigne.

Durant près de deux heures de discussion retransmise sur BFM TV et RMC, François Bayrou a toutefois marqué son "désaccord assez profond" avec le programme économique de la candidate socialiste, qui s'est dite déterminée à le mettre en oeuvre si elle est élue présidente de la République le 6 mai.

"Nous ferons un bout de chemin ensemble", a dit Ségolène Royal à la fin d'un exercice inédit en France où elle a dit voir le signe d'une "modernisation de la vie politique".

C'était la première fois sous la Ve République lors d'une élection présidentielle qu'un candidat éliminé au premier tour de scrutin, en l'occurrence le dirigeant centriste, débattait publiquement avec un des deux rivaux du second tour.

"Quel que soit celui qui va être élu, il aura besoin de faire travailler ensemble des courants politiques différents", a prédit François Bayrou.

"Aucun des problèmes de notre pays - ma main à couper - ne peut trouver de réponse si on n'est pas capable de dépasser ces affrontements", a insisté le président de l'UDF, pourfendeur du traditionnel clivage droite-gauche en France.

Incertaine tout au long de la semaine, prévue puis reportée et décriée dans le camp de l'UMP, cette rencontre a constitué pour Ségolène Royal une sorte de répétition générale avant le débat télévisé qui l'opposera mercredi soir à Nicolas Sarkozy.

Elle a été pour François Bayrou une occasion de se faire entendre malgré son élimination au premier tour. Ce que le candidat de l'UMP avait souligné vendredi en traitant le président de l'UDF de "mauvais perdant".

SE FORMER UNE OPINION

Tailleur blanc à rayures pour l'une, costume sombre pour l'autre, Ségolène Royal et François Bayrou étaient assis côte à côte à une table tendue de blanc, face à quatre journalistes.

L'élue socialiste et l'ex candidat à l'Elysée ont passé en revue les sujets de société dans le but affiché d'éclairer les indécis, et en particulier les 6,8 millions d'électeurs qui ont choisi François Bayrou au premier tour et dont Ségolène Royal a mathématiquement besoin pour espérer l'emporter dans huit jours.

"Je suis très heureux qu'on les ait aidés à se former une opinion", a dit le candidat centriste. De même, a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes, "ce n'est pas une question de partis politiques ici, c'est une question de citoyens qui aujourd'hui réfléchissent au vote majeur qu'ils auront à accomplir le 6 mai".

Organisé dans les salons d'un grand hôtel parisien en présence d'une centaine de journalistes, le débat a commencé par une mise au point : pas question de parler de ralliement.

Ségolène Royal a dit ne rien attendre de la sorte de la part de François Bayrou, qui a confirmé qu'il ne donnerait aucune consigne de vote, même s'il se réserve la possibilité de dévoiler son choix personnel d'ici le 6 mai.

Entre deux accrochages policés sur les questions économiques, leur principal pomme de discorde, Ségolène Royal et François Bayrou ont souligné leurs points de rencontre sur l'Europe, les institutions ou encore la sécurité.

Sans insister sur la non-qualification du député béarnais au second tour, la candidate socialiste a rappelé qu'elle était en finale et que c'est son projet qui est dans la balance.

"Mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre François Bayrou puisque le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité", a-t-elle dit.

"Laissez-moi décider moi-même des convergences et des divergences avec la personne que vous venez de citer", a-t-elle lancé un peu plus tard à François Bayrou qui parlait d'affinités entre elle et Nicolas Sarkozy.

Apparemment à l'aise et souriants, tous deux ont plaisanté à plusieurs reprises, parlant "des goûts et des couleurs" à propos du drapeau tricolore ou faisant remarquer que le président de l'UDF avait le même prénom que le compagnon de Ségolène Royal, le premier secrétaire du PS, François Hollande.

 
Retrouvez l'intégralité en vidéo du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, dans la soirée, ici-même.

Ci-dessous, l'intégralité audio du débat !



RMC et BFM TV avec la collaboration du Parisien-Aujourd'hui en France, ont organisé le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou samedi 28 avril 2007 à 11h.

BFM TV et RMC ont proposé à Ségolène Royal et François Bayrou, qui avaient fait connaître leur désir de débattre à la télévision, d’organiser, de produire et de diffuser ce débat. Ségolène Royal et François Bayrou ont fait connaître leur accord.

Le débat avait lieu ce samedi 28 avril à 11h00, à l’hôtel The Westin Paris pour permettre à tous les journalistes intéressés d’y assister.

Il a paru légitime au groupe NextRadioTV, seul groupe de médias indépendant spécialisé dans l’information, de contribuer à l’information des français en prenant l’initiative d’organiser ce débat.

Le groupe NextRadioTV a sollicité l’avis du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel sur les modalités d’organisation et de décompte des temps de parole de ce débat. En réponse, le CSA a fait parvenir à NextRadioTV un courrier dans lequel il précise les conditions dans lesquelles le temps de paroles des intervenants doit être décompté.

vendredi, 27 avril 2007

Les entreprises et le pacte présidentiel

Un appel de patrons de petites et moyennes entreprises, en particulier du secteur des technologies, et d'économistes en faveur de Ségolène Royal doit être publié avant le second tour de l'élection présidentielle, dit-on dans l'entourage de la candidate socialiste.

Celle-ci, qui a multiplié les critiques contre les grandes entreprises, en particulier les banques et les groupes de grande distribution, a décidé depuis le début de sa campagne de mettre l'accent sur les PME.

Plus de 350 dirigeants de ces entreprises se sont réunis jeudi soir à Paris dans une salle prêtée par le président de Laser (groupe Galeries Lafayette), Philippe Lemoine, pour lui apporter leur soutien.

Pierre Bergé a souligné qu'en 1988 il avait essayé de réunir des chefs d'entreprise pour soutenir François Mitterrand mais qu'il n'avait obtenu aucune réponse. L'ancien président du groupe Yves Saint-Laurent fait le lien entre Ségolène Royal et les entreprises avec l'aide d'Eric Ghebali, directeur du développement international chez Suez Environnement.

L'économiste Dominique Méda, conseillère de la candidate, a annoncé avoir déjà recueilli 200 signatures cette année.

Mais les grands patrons sont absents. "La plupart d'entre eux soutiennent Nicolas Sarkozy (candidat de l'UMP), et ceux qui sont favorables à Ségolène Royal nous ont demandé la discrétion", a dit un responsable du Parti socialiste.

Parmi les dirigeants enrôlés autour de la candidate socialiste, figurent des pionniers de l'internet en France : Bruno Laforestrie, fondateur de Hi-Media et président de la radio Génération, le consultant Daniel Kaplan, Jean-Bernard Magescas, président de l'opérateur Wi-Fi Fon en France, et Stéphane Distinguin, qui préside l'association Silicon Sentier.

Jacques Rosselin, fondateur de Courrier International, et Fabienne Servan-Schreiber, P-DG de la société de production audiovisuelle CinéTévé, se montrent également actifs. Enfin, Jean-Noël Tron, ancien conseiller du Premier ministre socialiste Lionel Jospin pour les nouvelles technologies et actuel directeur général d'Orange France (groupe France Télécom) était présent au premier rang jeudi soir.

Si les différents chefs d'entreprise ne goûtent guère la politique du PS sur les 35 heures, ils ont souligné qu'ils jugeaient essentiel de privilégier les PME.

Robert Lion, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a expliqué qu'un fossé se creusait entre l'opinion et les grandes entreprises du fait "des délocalisations, de la puissance des actionnaires et des scandales sur les rémunérations des patrons".

Dans ce contexte, Stéphane Distinguin s'est félicité que Ségolène Royal ait fait des PME sa priorité. "Elle a aussi insisté sur l'innovation et sur le développement de l'Internet".

Face à une assistance acquise, l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard n'a pas caché sa surprise : "On est en train de se battre pour une candidate socialiste et je me retrouve dans une réunion de patrons".

De nombreux entrepreneurs, notamment dans le secteur des nouvelles technologies, comme par exemple Daniel Kaplan, Rodrigo Sepulveda ou Jean-Bernard Magescas, mais aussi Agnès B. et Bruno Laforestrie, mais aussi des personnalités politiques comme Bernard Kouchner et Michel Rocard étaient présents lors de cet évènement et livrent leurs réactions.

 

La main-mise de Sarkozy sur les media confirmée?

A la suite d'un premier tour tendu, les candidats de l'UDF et du PS décident de se rencontrer pour débattre publiquement, à la télévision, de leurs convergences et de leurs divergences. Comme il existe une porosité politique entre leurs électeurs respectifs, cette confrontation serait à même de mieux éclairer le vote du 6 mai. Ceux qui ont voté pour François Bayrou doivent-ils se reporter sur la gauche ou sur la droite ? Pour en décider, les intéressés peuvent légitimement attendre des explications des deux leaders. Rien que de très normal en démocratie.
 
A ce débat totalement inédit entre les deux tours et proposé par la candidate PS, François Bayrou a donné son accord, à condition qu'il soit télévisé.
Première idée, profiter du temps de parole de Ségolène Royal vendredi lors d'un forum du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) avec, successivement, les deux candidats du second tour.
Refus du syndicat, Ségolène Royal assurant aussitôt qu'il a subi des "pressions", ce que dément Michel Comboul, président du SPQR et de Nice-Matin (groupe Lagardère).
Un responsable de la presse régionale a toutefois confié, sous couvert d'anonymat, que l'entourage du candidat UMP avait assuré que "sa propre participation" au forum du SPQR serait alors compromise, tout en se refusant à parler de "pressions".

En début d'après-midi, UDF et PS annoncent un accord sur un débat samedi sur i-TELE, Canal + et France Inter. Puis la chaîne cryptée assure que "rien n'est fait". Enfin elle renonce, au nom des règles d'égalité de temps de parole.
Le numéro 1 du PS François Hollande a vu derrière cette décision "la pression de Nicolas Sarkozy".
Les proches de Ségolène Royal estiment également que "des pressions politiques" sont à l'origine de l'annulation du débat prévu samedi entre la candidate socialiste et celui de l'UDF. Le CSA assure, lui, ne pas être intervenu auprès de Canal+. 
François Bayrou se dit certain que Nicolas Sarkozy est intervenu pour empêcher la tenue du débat télévisé qu'il devait avoir avec Ségolène Royal samedi sur l'antenne de Canal+. "Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là où on en est", a déclaré le président de l'UDF au micro de RTL.  Interrogé sur le point de savoir si Canal+ avait annulé le débat à la demande du candidat de l'UMP à l'Elysée, François Bayrou a répondu : "Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude".
 
Serions-nous en passe de tomber dans une république médiatico-bananière ? Le pataquès organisé par quelques instances audiovisuelles autour du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou incite à le penser. Cette confrontation était à même d' éclairer le vote du 6 mai pour que les électeurs de François Bayrou puisse faire leur choix entre la gauche ou sur la droite en parfaite connaissance de cause? Et voilà qu'une instance désormais douteuse, le CSA, composée à la main de la majorité sortante en raison d'un système de nomination faussement impartial, embrouille à souhait la question en se fondant sur des règles dont l'application trop scrupuleuse ­ ou fallacieusement interprétées ­ aboutit à des situations absurdes. Du coup, la chaîne concernée, Canal +, décide courageusement de tout annuler. Et à moins qu'une autre solution ne soit trouvée rapidement, le débat sera de facto interdit, contre tous les principes de liberté d'expression et au grand plaisir de Nicolas Sarkozy, peu soucieux de laisser la vedette au duo Royal-Bayrou. Est-il intervenu pour pousser à cette censure ? Si tel était le cas, nous passerions d'un imbroglio critiquable à un scandale politique majeur...
 
d'après Reuters et Liberation (Laurent Joffrin)

jeudi, 26 avril 2007

Le "vote positif" de Clémence pour Mme Royal

Pour sa première participation à un scrutin présidentiel, Clémence Robin a voté Bayrou. Une évidence pour cette étudiante en master d'affaires publiques européennes - "un diplôme pour devenir lobbyiste à Bruxelles", précise-t-elle - à l'université de Maastricht, aux Pays-Bas. Son discours sur la construction européenne et son attitude par rapport à la dette publique l'ont convaincue. "Un vote d'adhésion, car le positionnement de François Bayrou, un peu trop à droite à mon goût en début de campagne, a bien évolué par la suite", justifie-t-elle.

Issue d'une famille où toutes les sensibilités politiques sont représentées, cette étudiante de 22 ans se définit comme plutôt à gauche. Alors, bien que la candidate socialiste la "laisse un peu sur (sa) faim", elle se sent naturellement portée vers Ségolène Royal pour le second tour. D'autant plus, ajoute-t-elle, que le vote blanc n'est pas son genre et que le discours de Nicolas Sarkozy au soir du premier tour - "brusquement adouci, parlant de protéger les faibles, évoquant les malades et les handicapés" - lui est apparu "ridicule".

Cependant, le ralliement à la cause Royal ne va pas sans réticences. "Il faut avouer qu'elle n'est pas très bonne à l'oral avec son rythme de parole incroyablement lent. Remarquez, s'amuse-t-elle, cela a permis à mes amis étudiants étrangers, que j'avais invités chez moi à Maastricht pour suivre la soirée électorale à la télévision, de bien comprendre tout ce qu'elle disait."

A vrai dire, Clémence Robin aurait préféré que Dominique Strauss-Kahn soit désigné par les adhérents du PS, même si les apparitions, plus fréquentes, de ce dernier dans la campagne socialiste ainsi que la mise à contribution de Bernard Kouchner et Jacques Delors - "des gens qui ont le sens des responsabilités à l'égard de la construction européenne" - lui ont mis du baume au coeur.

Et puis, il y eut une bonne surprise. "L'autre jour, sur TV5 où elle était interrogée sur la politique étrangère, j'ai trouvé Ségolène Royal très bonne, raconte la jeune fille. Contrairement à son concurrent, je pense qu'elle aura beaucoup plus tendance à se tourner vers les partenaires européens de la France que vers les Etats-Unis. En outre, lors de cette émission, elle connaissait et maîtrisait parfaitement ses dossiers internationaux ; pour être très honnête, je ne m'attendais pas à ce qu'elle se débrouille aussi bien."

"Tout compte fait, c'est plutôt un vote positif que je vais effectuer en faveur de Ségolène Royal", dit-elle, presque surprise de dresser, finalement, un tel constat. Il lui reste désormais à faire valoir son point de vue auprès de ses homologues roumains, tchèques, britanniques ou allemands qui, a-t-elle remarqué, s'intéressent de très près à l'élection française. Ce ne sera pas une mince affaire. "La plupart des étudiants étrangers sont plutôt pro-Sarkozy, regrette-t-elle. En général, Ségolène Royal ne les intéresse que parce qu'il s'agit d'une femme-candidate. C'est un peu court, quand même !"

Jean-Michel Normand, Journal le Monde

Débat télévisé entre Ségolène Royal et François Bayrou samedi

Le débat proposé par Ségolène Royal à François Bayrou pour clarifier leurs points de convergence et de divergence aura lieu samedi sur les chaînes du groupe Canal+, a annoncé jeudi Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste.
"Il y a un accord avec les chaînes de télévision et le candidat centriste", a-t-il déclaré à la presse au QG de campagne de Ségolène Royal.

Cette rencontre d'une heure sera retransmise en direct et en clair à partir de 11h00 sur Canal+ et sa chaîne d'information en continu i-Télévision.

L'enregistrement de l'émission sera mis ensuite à la disposition des chaînes de télévision qui le souhaiteront.

A l'UDF, on confirme la tenue et les conditions du débat, en précisant que Marielle de Sarnez, ex-directrice de campagne de François Bayrou et députée européenne, "a tout organisé par téléphone avec le PS et Canal +".

Les quelque sept millions d'électeurs qui ont voté pour le candidat centriste dimanche pourraient faire pencher la balance à gauche ou à droite lors du second tour du 6 mai.

Le débat devait être animé par deux modérateurs dont Michel Denisot, présentateur du Grand journal diffusé le soir sur Canal+.

L'équipe de campagne de Ségolène Royal a d'ores et déjà déclaré que les règles d'égalité de temps de parole seraient respectées.

"On avait dit : il y a aura un débat public et pas de tractations de couloir", s'est félicité François Rebsamen, l'autre directeur de campagne de Ségolène Royal.

Il a évoqué la possibilité d'inviter des journalistes de la presse quotidienne régionale intéressés par le débat.

Il avait été évoqué un moment la possibilité d'organiser un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou à l'occasion d'un forum organisé vendredi par la presse quotidienne régionale où doivent être successivement auditionnés Nicolas Sarkozy à 09h00 et Ségolène Royal à 11h00.

La candidate socialiste a accusé jeudi matin Nicolas Sarkozy d'avoir fait pression sur le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) pour empêcher la participation de François Bayrou à ce débat.

"En France, la presse est libre, sauf lorsqu'elle subit quelques pressions, ce qui est dommageable", a déclaré la candidate socialiste en marge d'un déplacement à Paris.

"Ce n'est pas le président (du syndicat) de la presse quotidienne régionale qui a été reçu, paraît-il, par Nicolas Sarkozy, qui va empêcher le moindre débat", avait-elle ajouté.

Jean-Louis Bianco a estimé que le SPQR avait manqué une "occasion historique".

Ségolène Royal dans A vous de juger


Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 1/2 - kewego

Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 1/2 - kewego
Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 2/2 - kewego

Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 2/2 - kewego

mardi, 24 avril 2007

Retour sur le Meeting de Valence

Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a proposé lundi lors de son premier meeting d'entre deux tours à Valence (Drôme) de "bâtir ensemble une France nouvelle" et "rassemblée" et a lancé un appel aux électeurs de François Bayrou pour qu'ils rejoignent son pacte présidentiel. "Je lance un appel au-delà de la gauche à tous ceux qui pendant cette campagne ont dénoncé le système sortant", a-t-elle déclaré lors de son premier meeting de sa campagne de deuxième tour. Bien que la rencontre ait été improvisée en quelques heures, cinq à six mille personnes s'étaient entassées debout dans une salle du parc des expositions, hurlant presque sans discontinuer des "Ségolène présidente", dans une ambiance totalement survoltée. Son discours en devenait quasi inaudible. "Une nouvelle campagne commence", a lancé la candidate. "Mobilisez-vous, c'est dans chaque rue, dans chaque quartier, dans chaque maison qu'il vous appartient de porter ce mouvement d'espérance, ce souffle d'avenir, cet espoir de réconciliation, cette France rassemblée", leur a-t-elle demandé.
 

Ségolène Royal - Inside Valence
envoyé par VideoVolee

Ségolène Royal à Valence

Nous avons eu la joie et l'honneur d'accueillir Ségolène Royal pour son 1er meeting de 2ème tour à Valence.

 

La municipalité UMP de Valence ayant refusé que ce meeting se tienne place du Champ de Mars, certainement par peur d'une démonstration trop réelle de l'engouement que suscite Ségolène Royal, celui-ci s'est tenu au Parc des expositions.Mais qu'à cela ne tienne le meeting a été une réussite, il a été organisé en moins de 24 heures !

il y avait foule à l'intérieur et dehors.......Une belle mobilisation pour un changement tant attendu. 

 

Ambiance militante, fraternelle, chaleureuse comme le témoignent ces quelques photos.

  

 
 
Didier Guillaume et Michel Grégoire accompagnant Ségolène Royal.
 
Michel Grégoire, Premier Secrétaire Fédéral, a souhaité la bienvenue à Ségolène en ce département de la Drôme terre de liberté et de résistance, tout un symbole, pour une Femme aimant la liberté.
 
Une représentante du personnel de Chez Reynolds a  évoqué les dangers de la doctrine libérale sur l'emploi et en conséquence sur la vie des salariés privés d'emploi.
 
Didier Guillaume, président du Conseil Général a appelé au changement en votant Ségolène ROYAL et a souligné ensuite  la nécessité d'élire ZABIDA NAKIB COLOMB, députée face à P. Labaune qui a une façon Sarkosiste de Faire de la politique....
 
 
 
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Avec Marie-Jo Faure pour soutenir Ségolène Royal : Fabienne Chabot, Sylvie Arethens et Philippe , arborant un tee-shirt " Ségolène Présidente" !
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La France de Ségolène Royal et François Bayrou n'est pas celle de Nicolas Sarkozy


Ségolène Royal et François Bayrou sont en accord pour soumettre un Traité Constitutionnel Européen nouveau aux français
- Nicolas Sarkozy annonce l'adoption d'un nouveau TCE par voie parlementaire, par la petite porte.
 - L'amitié franco allemande au cœur de la construction européenne est mise ne péril avec Nicolas Sarkozy qui rappelle que "nous, on a pas inventé la solution finale"

Ségolène Royal et François Bayrou sont en accord pour changer la République, la pratique du pouvoir
- Nicolas Sarkozy propose le statu quo institutionnel, le maintien du cumul des mandats

Ségolène Royal et François Bayrou ont dénoncé tout au long de la campagne l'hyper concentration de tous les pouvoirs
- Nicolas Sarkozy et l'UMP c'est une concentration inédite des pouvoirs institutionnels, mais aussi médiatiques et financiers.

Ségolène Royal et François Bayrou ont chacun exprimé leur souhait faire vivre réellement la démocratie sociale en France
- Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises exprimé son souhait de mettre par terre : la sécurité sociale (franchise et privatisation), le droit de grève (loi et négation de la démocratie sociale), la suppression des régimes spéciaux (absence de concertation et de remise à plat avant la discussion), le nombre de fonctionnaires (gestion strictement quantitative de la réforme de l'Etat)...