dimanche, 26 novembre 2006

Investiture de Ségolène Royal

Ségolène Royal a été officiellement investie candidate du PS à la présidentielle. Elle a donné le coup d'envoi de sa campagne autour de quatre thèmes: l'éducation et le premier emploi, la lutte contre la violence, le pouvoir d'achat, le développement solidaire. " Un nouvel espoir s'est levé à gauche et ne demande qu'à grandir", a déclaré Ségolène Royal, candidate du PS pour la présidentielle, dans son discours d'investiture dimanche 26 novembre, en évoquant "la victoire en 2007".

 

 

"Un nouvel espoir s'est levé à gauche, qui ne demande qu'à grandir, jusqu'à la victoire en 2007", a lancé Ségolène Royal devant quelque 1.300 congressistes réunis à la Mutualité à Paris.

"Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c'est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l'espoir qui se lève.Transformer l'espoir en dépassement, en donnant du bonheur et parfois même de la ferveur", a-t-elle poursuivi.
"Je veux incarner ce mouvement vers le haut qui nous conduira vers la victoire", a ajouté la candidate du PS.
Elle a rendu hommage à ses concurrents malheureux à la primaire socialiste, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, et appelé à l'unité du parti, remerciant également son compagnon, et premier secrétaire du parti, François Hollande. "J'ai besoin de tout le monde, de tous les talents, de tous les socialistes, et cette victoire est la victoire de tous les socialistes", a-t-elle insisté, régulièrement interrompue par les ovations de la salle.


"Le vent mauvais du libéralisme"

Dans un discours reprenant de nombreuses expressions utilisées dans ses discours depuis sa victoire à la primaire, elle a affirme que "nous gravirons la montagne jusqu'à la victoire" et souhaité "rassembler une majorité de Français dans un même désir d'avenir".Elle a exprimé le souhait de nouer avec les Français au cours de la campagne "le pacte social qui nous permette d'aller de l'avant dans une nation rassemblée et fière d'elle-même".
Il faut "résister au vent mauvais d'un libéralisme sans foi ni loi et en même temps saisir les opportunités d'une mondialisation qui porte en ses flancs le pire et le meilleur. Je veux faire pour la France en sorte que ce soit le meilleur qui l'emporte", a-t-elle dit, reprenant les arguments de son intervention à Melle le 17 novembre.Elle a affirmé qu'en matière sociale il y avait "beaucoup à corriger dans nos systèmes de solidarités (...) mais pour les renforcer".
"La France s'est beaucoup colorée", a-t-elle poursuivi, en dénonçant les "discriminations" et souhaitant une "nouvelle donne" pour une "France qui se reconnaissance dans la diversité de ses talents et de ses origines".


"Aidons-nous les uns les autres"

"Je lance aujourd'hui un appel à tous les Français, hommes et femmes de notre pays, rassemblons-nous, mobilisons-nous, aidons-nous les uns les autres à servir la France", a déclaré Ségolène Royal.

"Imaginons ensemble une France qui aura le courage d'affronter les mutations, sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité, de fraternité et de justice, pour un ordre juste contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui rassemblent, et des libertés nouvelles à inventer", a-t-elle ajouté.
"Nous allons gravir la montagne jusqu'à la victoire", a redit Ségolène Royal.

La nation contre la droite

Défendant l'idée de nation, qui "n'est pas le monopole de la droite et encore moins de l'extrême droite", Ségolène Royal a affirmé qu'elle ne voulait plus "que l'on entende encore parler de Français de souche"
"La droite affaibilit la République, a porté atteinte au pacte social et à la laïcité", a-t-elle lancé.

Féminisme

"Je voudrais dire ici, devant la presse internationale qui regarde avec beaucoup d'attention ce qui se passe en France, à tous les militants socialistes mon admiration" parce qu'"en choisissant une femme pour mener le combat des idées et incarner l'espérance vous avez, plus de deux siècles après Olympe de Gouges (NDLR: féministe à l'époque de la Révolution française, 1748-1793) accompli un véritable geste révolutionnaire".
"J'ai pris l'engagement de faire en sorte que la lutte contre la violence faite aux femmes devienne une affaire d'Etat" et "ce sera le premier texte dont le parlement sera saisi", a-t-elle réaffirmé.
Elle a souligné qu'elle était "venue au socialisme par le féminisme et par la révolte contre la place subalterne laissée aux femmes".
Il y a "une corrélation très étroite entre le statut de la femme et l'état de justice et d'injustice d'une société", a-t-elle souligné.
Avant de glisser, dans un sourire: "mais omme disait Michelle Bachelet (présidente du Chili, NDLR), sans les hommes, rien ne serait possible..."

Campagne décentralisée

"Je propose une campagne qui ressemblera à ma façon de gouverner" a poursuivi la présidente de Poitou-Charentes, insistant sur une campagne "régionalisée" qui mettre en avant "la politique par la preuve". "La campagne sera victorieuse si nous le méritons", a-t-elle ajouté.
Elle a réitéré les "quatre thèmes de débat participatif" autour desquels doit s'articuler sa campagne, dont la "lutte contre toutes les formes de violence" sur laquelle la droite est selon elle "en faillite".
"Je lance aujourd'hui quatre thèmes de débat participatif dont vous devez vous saisir partout, régions, départements, villes, rues, quartiers, réunions d'appartements, pour faire connaitre, enrichir et préciser notre projet", a déclaré Ségolène Royal.
Le premier thème porte "sur l'éducation bien sûr, la formation, l'accès au premier emploi et le nouveau pacte, avec les jeunes", a-t-elle dit.
"Le second thème c'est la lutte contre toutes les formes de violence, car la droite est en faillite sur ce sujet et c'est à la gauche de prouver, pour une fois dans son histoire, que c'est nous qui allons faire la sécurité durable pour les Français qui l'attendent", a-t-elle ajouté sous les applaudissements nourris de la salle.
"Le troisième thème, c'est celui du problème de la vie chère et de la question du pouvoir d'achat, appuyé sur le pilier du dialogue social à rénover et de l'efficacité économique à relancer", a-t-elle énuméré.
"Et enfin sur l'excellence environnementale et sur le co-développement solidaire, parce que la France ne se sauvera pas toute seule", a-t-elle conclu. "Notre avenir c'est aussi l'avenir des pays les plus pauvres de la planète, et nous avons dans cette campagne à répondre à leurs interrogations et à leurs attentes".

"Devoir de victoire"

Ségolène Royal a appelé ensuite les socialistes à accomplir "ensemble (leur) devoir de victoire", en conclusion de son discours d'investiture comme candidate socialiste à la présidentielle.
"La victoire est possible avec vous je le crois. Aussi, accomplissons ensemble notre devoir pour les millions de Français qui l'attendent, qui attendent qu'on mette fin à ces politiques de rupture, de fracture, d'insécurité et de précarité", a-t-elle lancé, dans une allusion à la "rupture" prônée par son principal rival à droite, Nicolas Sarkozy.
"Alors je vous y invite, accomplissons ensemble notre devoir de victoire", a lancé la candidate pour achever son discours, déclenchant une ovation.
Le congrès d'investiture s'est achevé peu après 13h30 à la Mutualité, la candidate investie montant seule sur scène au son de la chanson révolutionnaire italienne "Bella Ciao".

"La présidente de la République"

"C'est le point de départ d'une formidable campagne qui doit faire de Ségolène la présidente de la République française", avait déclaré dans la matinée Pierre Mauroy, qui présidait le congrès.
"C'est une belle journée pour les socialistes, c'est une belle journée pour la gauche, mais ce qui compte, c'est de faire du 6 mai prochain une belle journée pour la France", s'est réjoui le Premier secrétaire du PS François Hollande à son arrivée au Palais de la Mutualité, aux côtés du président du PRG Jean-Michel Baylet. Fait rare, la rue Monge avait été coupée à la circulation par des barrières et des véhicules de police.

"Révolution douce"

"C'est le premier pas vers une révolution douce qui commence en France", a renchéri Arnaud Montebourg, qui était porte-parole de la candidate lors de la campagne interne du PS.
C'est le président de la fédération socialiste de Paris Patrick Bloche qui avait ouvert les travaux, avant un mot d'accueil du maire de Paris Bertrand Delanoë.

Vote à main levée

Le n°2 du PS Frangois Rebsamen a ensuite proclamé officiellement les résultats du vote du 16 novembre au PS, qui ont été approuvés par un vote à main levée des 986 délégués présents.
Arrivés vers 10h, ses deux anciens challengers de la primaire avaient pris place au premier rang, mais ne devaient pas s'exprimer. "Si on veut gagner, il faut qu'on soit tous rassemblés", a plaidé Laurent Fabius avant de s'engouffrer dans la Mutualité. "Je suis là pour écouter et pour rassembler", a assuré Dominique Straus-Kahn. "Je n'ai aucune inquiétude, le rassemblement se fera au fur et à mesure de la bataille", a certifié Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK. (avec AP)

vendredi, 17 novembre 2006

1ère réaction de Ségolène Royal



Royalfirst (wmr)
Vidéo envoyée par arethejp

jeudi, 16 novembre 2006

désignation du candidat à la section de Portes

DÉSIGNATION DU CANDIDAT(E) SOCIALISTE A L’ELECTION PRESIDENTIELLE :

 

VOTE DU JEUDI 16 NOVEMBRE 2006

 

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SECTION cantonale de Portes les Valence

 

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INSCRITS

 

VOTANTS

BLANCS ET NULS

EXPRIMES

 

       77

 

 

       57

 

       1

 

  56

 

 

 

NOM

LAURENT FABIUS

 

VOIX

                0

 

 

 

NOM

SEGOLENE ROYAL

 

VOIX

 

               46

 

 

NOM

DOMINIQUE STRAUSS KAHN

 

VOIX

                10

 

 

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Dans notre section Ségoléne Royal fait un score de 82,14 % des suffrages exprimés contre 17,86 % pour Dominique Strauss-Kahn. 

                                                       **********************************

 

Les résultats nationaux à cette heure -ci (minuit) seraient entre 55 et 60 %.
Ségoléne, visiblement émue et très touchée a remercié les militants qui ont contribué à ce résultat, à lui donner cet élan,  elle a dit qu'elle ne les décevrait pas. Avec tous les socialistes qu'elle veut rassembler, elle a indiqué qu'elle porterait le projet socialiste et qu'avec nous tous elle écrirait une nouvelle page d'histoire.Pour l'instant , elle nous a dit tout simplement qu'elle vivait intensément ce moment de bonheur ,  qu'elle partait de la base et qu' avec nous elle gravirait cette montagne pour arriver à mai 2007.

Ségolène Royal a ajouté qu'elle mesurait l'honneur qui lui était fait par les militants et qu'elle les remerciait du fonds du coeur.

 


 

Pour la victoire en 2007 soyons tous rassemblés derrière Ségolène Royal. !  

 

lundi, 30 octobre 2006

Qui soutient qui?

La lecture détaillée des sondages effectués par CSA est une source d'information très intéressante pour identifier comment se situent dans les différentes catégorie de la population française les soutiens à DSK, Laurent Fabius, et Ségolène Royal.

En effet, on trouve dans le sondage publié le tableau suivant qui propose une analyse détaillée des réponses à la question "Parmi les personnalités suivantes, laquelle préféreriez-vous voir désignée par le Parti Socialiste en vue de l'élection présidentielle ?" .

 

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Pris tel que, ce tableau est difficile à lire.

Il existe toutefois des méthodes d'analyse statistique qui permettent de mettre en évidence les proximités entre les différentes catégories sondées (les lignes du tableau) vis à vis de leur positionnement en faveur d'un des trois candidats. Ces méthodes extraient l'information pertinente d'un ensemble de données et la hiérarchise. L'intérêt est alors de fournir des diagrammes permettant de visualiser les corrélations entre les différentes catégories. L'axe horizontal est celui qui contient le plus d'information, l'axe vertical celui qui contient l'information résiduelle.

Si l'on traite ce tableau par une de ces méthodes, et qu'on positionne les trois candidats vis à vis de ces catégories, on obtient le résultat suivant.

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Chaque code de deux ou trois lettres correspond à l'une des lignes du tableau, les codes de couleurs correspondent aux différentes sections du tableau regroupant des catégories de même nature (par exemple, la catégorie socio professionnelle, l'age, le lieu de résidence, la proximité politique...). 
 
Le proximité grahique de deux éléments traduit une proximité de pensée vis à vis du souhait exprimé de la candidature PS pour les deux catégories correspondantes. 
 

Que peut on déduire de ce graphique?

Les choix sont struturés par:

  • L'axe horizontal traduisant le plus d'information qui est clairement celui du positionnement politique. Il correspond dans une moins grande mesure à celui de l'âge.
  • L'axe vertical représentant plutôt celui de la catégorie socio professionnelle, du statut et du niveau de diplômes.

L'axe principal montre clairement que le souhait de voir Ségolène Royal désignée comme candidat du PS est un choix de gauche. Expriment clairement leur préférence vis à vis de la candidature de Ségolène, non seulement les personnes proches du PS, mais aussi celles qui se sentent proches des verts, du PC ou de l'extrème gauche.  Celles qui adhèrent le moins à cette candidature et qui par conséquence s'exprime davantage en faveur de la candidature de DSK sont ceux qui se sentent proches de l'UMP ou de l'UDF. Le refus le plus net est celui des gens qui se sentent proches du MPF.

Ce constat est aussi valable pour l'âge. Les jeunes expriment un choix en faveur de Ségolène, alors que ce soutien est plus nuancé pour les personnes agées: Choix plus en faveur de DSK pour les personnes de plus de 50 ans.

L'axe vertical confirme le positionnement politique des trois candidats.

Le positionnement social-démocrate "classique" de DSK est celui qui reçoit le soutien des catégories sociaux-professionelles élevées (Bac +2 ou plus, cadres + professions libérales). Ce type de population étant important en lle de France, la catégorie Ile de France apparait dans l'axe préférentiel DSK.

Le positionnement "gauche traditionnelle" de Laurent Fabius est plutôt reçu par les salariés du secteur public, les ouvriers et les employés. 

Ségolène Royal a un postionnement intermédiaire qui se traduit par une soutien de l'ensemble des catégories socio-professionnelles.

On peut noter qu'il ne semble pas que les choix exprimés sont influencés par le type d'habitat.

Jean-Pierre ARETHENS