dimanche, 01 février 2009

2008,année zéro

À n’en pas douter, 2008 figurera dans les annales, après la crise financière et l’élection de Barack Obama à la présidence des États- Unis. « Remise en cause de l’idéologie libébale, remise en selle des politiques de régulation : tout est prêt pour des changements majeurs », résume Olivier Ferrand, président du think tank de Terra Nova (Newsletter n°3,9 janvier 2009). Lequel prédit un retour en force des politiques publiques, saluant au passage une « prise de conscience » qui doit se traduire par l’adoption d’un « véritable plan de relance, juste et efficace, capable de redonner du pouvoir d’achat auxménages et de reconquérir de la compétitivité économique. Au-delà, ce sont les idées progressistes qui ont désormais vocation à s’imposer, poursuit-il. Mais pas celles d’hier, celles de demain, avec la refondation d’une social-démocratie moderne. C’est à la gauche que revient la tâche historique d’en élaborer le contenu.

lundi, 25 juin 2007

Besson à Etoile

Les militants socialistes de la section Cantonale de Portes les Valence désapprouvent l'invitation faite à E Besson par le maire d'Etoile pour l'inauguration, samedi  dernier, du Pôle de la petite enfance.  Ils ne voient en cette invitation, aucun geste républicain mais une simple manoeuvre calculatrice qu'ils déplorent.

mercredi, 13 juin 2007

TVA sociale , un projet injuste socialement pour payer les cadeaux fiscaux récents

Vous pouvez éviter cela en votant massivement  pour des députés de gauche, tout est jouable dimanche , ne  vous abstenez pas et dans la circonscription de  Montelimar /Portes les Valence, apporter votre voix à ANNE MARIE REME PIC!

 


Un projet injuste


Il s'agit, selon François Fillon, "d'examiner dans quelles conditions nous pouvons financer notre pacte social sans faire porter l'effort sur les seules cotisations liées au travail", qui sont "trop élevées" et qui "entraînent la délocalisation du travail".
"Pour l'instant", le projet de TVA sociale "est à l'étude". "Nous en discuterons avec les partenaires sociaux, sans tabou et sans précipitation inutile car le sujet est suffisamment important pour être sérieusement débattu et évalué", avait-t-il dit.
"S'il est démontré que cette idée que l'Allemagne et le Danemark ont commencé à mettre en oeuvre, produit une augmentation injuste des prix, nous ne la retiendrons pas", avait souligné le Premier ministre.
"Mais nous n'avons pas le droit d'ignorer une idée qui pourrait sauver ou créer des centaines de milliers d'emplois en France et qui pourrait permettre à notre capacité industrielle de se redresser", avait-t-il insisté.
"Toute la question" est de savoir "comment financer nos politiques sociales tout en allégeant notre coût du travail".

Transfert d'une partie des cotisations

Refusant l'idée, selon lui, de la gauche de "taxer le capital", qui est un système "doublement perdant, perdant sur le plan de l'investissement économique et perdant sur le plan du financement social", François Fillon avait indiqué qu'il restait "l'hypothèse du transfert d'une partie des cotisations sociales sur la TVA".
"Ce transfert qui devrait être neutre sur le niveau des prix aurait le grand mérite de faire participer les importations au financement de la protection sociale", avait-t-il estimé.
Le dossier de la TVA et de son éventuelle augmentation était au centre des débats lundi, la droite étant restée dans le flou dans la journée, la gauche dénonçant la hausse prochaine de cette taxe, qui pèsera sur "les plus modestes".
Le ministre de l'Economie, Jean-Louis Borloo, avait relancé le débat dimanche en déclarant, en réponse au socialiste Laurent Fabius qui lui demandait s'il allait augmenter la TVA: "on va regarder l'ensemble des sujets, y compris d'ailleurs comme nos amis allemands, y compris l'éventualité de la TVA (...) Nicolas Sarkozy veut qu'on arrête dans ce pays de taxer l'emploi".


Critiques de la gauche


Ségolène Royal avait réagi lundi soir en affirmant que cette mesure éventuelle servirait à financer des "cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés".
"La TVA n'a rien de social (...). Les 20 milliards de cadeaux fiscaux annoncés pour les plus privilégiés seront donc financés par une augmentation de l'impôt sur la consommation", a dit sur France 2 l'ex-candidate PS à la présidentielle.
De son côté, Dominique Strauss-Kahn a estimé mardi que "la réalité" de la TVA sociale qui va être mise à l'étude par le gouvernement, c'était "qu'on va faire payer les personnes âgées qui jusqu'à maintenant ne payaient pas" de cotisations pour la sécurité sociale.
"La TVA, cela n'a rien de social. Je ne pense pas du tout qu'il faille financer des baisses de cotisations par de la TVA. La réalité de ça, c'est qu'on va faire payer les personnes âgées qui jusqu'à maintenant ne payaient pas. Et je ne vois pas pourquoi Nicolas Sarkozy veut absolument faire payer les vieux", a déclaré sur Europe 1 l'ancien ministre socialiste de l'Economie.

samedi, 02 juin 2007

Merci du fond du coeur à Renaud

Renaud était en concert à Valence, cela fait chaud au coeur et du bien au moral, un esprit critique, avec des vérités sur SARKO, sa vision de la France. Renaud a , entre ses magnifiques chansons tendres, nostaliques...teigneuses, ironiques, fait quelques réflexions politiques indiquant qu'il fallait essayer d'éviter la vague bleue/voire même bleu/ brun UMP.....pour terminer seul à la guitare, parfois à l'harmonica, et même à l'accordéon des chansons du répertoires des années 70 /80 et bizaremment Hexagone semblait être d'actualité dans cette France à majorité Sarkozienne. Bravo encore Renaud et comme il dirait "merci du fonds du coeur" pour cette bouffée d'oxygène d'un Renaud en grande forme, avec une "pêche d'enfer" !

Sylvie ARETHENS 

 

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Paroles de ELLE EST FACHO (Elle vote SARKO)  et ensuite paroles d'hexagone (on a l'impression que la France de Sarkozy est cette France là qui a fait marche arrière ...)  

 

Elle revient d'la fête de l'huma, elle est contente, elle a vu Johnny
Elle a rodé de ci de là, dans tous les stands du parti.
Des posters de Che Guevara, l'en a eu sa dose aujourd'hui.

Faut dire qu'elle serait plutôt de l'autre côté du drapeau,
plus CIA que KGB, plus Pinochet qu'Alliende
Faut dire qu'elle est con comme un veau. Elle est facho

Eh ouais les fêtes populaires, après tout c'est pour tout le monde.
C'est pas écrit sur son imper qu'elle adore la bèbète immonde.
Vaux mieux car dans cet univers, elle pourrait bien se faire tondre.

Ca serait dommage, car sa crinière de cheveux blonds elle en est fière,
aryenne jusqu'au fond des yeux, ça détonne dans sa banlieue.
Elle aime aussi sa blanche peau. Elle est facho.

Elle voit partout des bolcheviks, elle imagine des complots,
contre l'ordre, contre les flics, contre l'église et le drapeau.
Elle voue une haine chronique à la télé et aux journaux.

Elle conchie les politiques, les jeunes qui vont à vau-l'eau
et les mœurs pas très catholiques, et les pédés et les bicots.
Elle rêve d'un ordre nouveau. Elle est facho.

Elle a surtout la nostalgie du sabre et du goupillon.
De la nation, de la patrie, débarrassée d'l'immigration.
Dit qu'l'ancien temps était béni, comme disent la plupart des cons.

Regrette le temps des colonies, la peine de mort légalisée,
de l'avortement interdit, et maudit les jeunes filles voilées.
Et elle lit National hebdo. Elle est facho.

J'lui souhaite qu'un jour si elle a un môme, y s'retrouve à 18 balais,
plein d'éducation et d'diplômes, d'idées rebelles, d'humanité.
Et qu'il lui dise, tes vieux discours manquent singulièrement d'amour.

Qu'il rajoute à la triste dame, reste donc le nez dans ta merde.
J'suis amoureux d'une musulmane, j'vote écolo et j'fume de l'herbe.
Espérons qu'ça lui fera la peau. A la facho.

Espérons qu'ça lui fera la peau. A la facho...qui vote Sarko

 

Hexagone

Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.

lundi, 07 mai 2007

Pas vraiment le changement !

53 % des Français ont désigné Nicolas SARKOZY à la Présidence de la République, pour avoir le changement : 1er témoignage, Johnny Halliday, l'exilé fiscal : « il aime ses amis, alors il aime la France ! », 1er coup de téléphone d'un chef d'état : George Bush, avant même le communiqué de la maison Blanche, 1er geste fort de Nicolas Sarkozy : il dîne au Fouquet's, avenue des champs élysées avec les piétres artistes qui le soutenaient (intellectuellement, la France est déjà tirée vers le bas. avec Johnny, Mireille Mathieu, le vulgaire Bigard.....).


Seuls 47 % se sont souvenus de leur histoire........

 

A suivre.... 


dimanche, 04 février 2007

Abbé pierre

Souhaitant rendre, même avec quelque retard, hommage à l'Abbé Pierre nous citerons tout d'abord, sa déclaration de l'hiver 1954 :

" Mes amis, au secours! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard de Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel avant-hier on l'avait expulsée. Devant tant d'horreur, Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait une couverture, paille, soupe, et où on lise "toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t'aime".

L'abbé pierre avait gardé intacte la révolte de l'hiver 1954 où il avait alerté les consciences, il continuait et n'acceptait pas l'injustice, l'indifférence.

Le plus bel hommage que l'on puisse lui rendre c'est de dire qu'il continue au travers d'Emmaüs à vivre et faire vivre debout les autres, nous évoquerons un exemple local d'Emmaüs, Sos Famille où Antoine Gaudenz, Président de SOS Famille d'Etoile sur Rhone , avait la semaine précédant le dèces de l'Abbé Pierre dit en conclusion de son intervention "Emmaüs c’est altérité et don.

C’est une vision de l’homme mais aussi de la société où le politique l’emporte sur l’économie. Nous devons être des consciences révoltées. Il est insupportable pour un homme de :

  • ne pas manger à sa faim
  • ne pas être logé
  • ne pas pouvoir se soigner.

Le combat à mener est celui de la justice.

La force du don c’est bien, c’est une indignation, mais les notions de justice et de partage sont durables. Emmaüs, chacun vient, celui qui veut bien sûr, il ne sera jamais classé dans une catégorie.

On le prend comme il est. Dans notre société qui émiette, Emmaüs est une protection de la singularité, car l’Exclu, le SDF,le Pauvre, l’Assisté ne sont pas des catégories sociales produites par uneffet pervers de notre système économique . Ils ne sont pas à côté mais dedans.

Ces hommes, ces femmes, jeunes, sans travail, sans point d’ancrage, sans reconnaissance individuelle, nous les connaissons. Ce sont nos anciens voisins, nos anciens élèves, nos anciens collègues. Attention ! ils veulent être DEBOUT, alors soyons attentifs à ne pas ASSISTER.

SOS Familles Emmaüs a choisi de payer des dettes pour une famille qui traverse une mauvaise période, mais la famille nous rembourse, c’est le sens de sa dignité .

Un merci particulier aux compagnons qui sont les artisans de notre existence."POUR EUX, aurait ajouté l'Abbé, RENOUE LES FILS DE L'ESPERANCE; ou comment il aurait dit en invoquant son Dieu, FAIS DE NOUS DES TISSEURS D'AMOUR

mercredi, 13 décembre 2006

Les Idées Fausses De Nicolas Sarkozy sur l'économie

Nicolas Sarkozy relayé par de nombreux commentateurs économiques comme Jean-Marc Sylvestre tous les matins sur France Inter nous rabachent une doctrine économique reposant sur le slogan dogmatique "travailler plus pour gagner plus". Il me semble que tous ces discours reposent sur un certain nombre d'idées fausses que je me propose d'expliciter.   

Idée Fausse N° 1 : Si la croissance économique de la France est faible, c’est parce que les gens ne travaillent pas assez. Pour gagner plus, il faut travailler plus. Si on travaille moins, on gagne moins.

L’histoire des faits économiques, montre que depuis le début du 20ème siècle, l’élévation du niveau de vie s’est accompagnée d’une diminution du temps de travail. Certes, cela ne signifie pas qu’il faille attendre automatiquement d’une baisse du temps de travail une élévation du niveau de vie, mais croire que les deux sont incompatibles est tout sauf pertinent. Les travaux empiriques et théoriques sur la croissance ont montré que l’élévation du niveau de vie se nourrit pour l’essentiel de l’effort d’investissement et du progrès technique…

D’autre part certains commentateurs se désespérent du faible taux de croissance de la France, autour de 2-2,5%, comparativement à la croissance mondiale (4 à 5%), où à la croissance de certains pays comme la Chine (8 à 9%). Il semble que dans leur esprit, tout se passe comme si tous les pays de la planète participaient à une course, le taux de croissance mesurant la vitesse de chacun. La métaphore de la course est trompeuse: en effet, dans la "course économique", il existe une relation étroite entre la position du coureur dans la course et sa vitesse. Relation complexe puisque plus on est en retard sur le peloton de tête et... plus on court vite. Dit autrement, les coureurs en retard on un avantage indéniable sur ceux qui sont en avance. Pour le comprendre, on peut s'en remettre aux théories du rattrapage, développées notamment par Abramovitz: L'apprentissage et l'imitation étant moins coûteux et plus rapides que la découverte et l'expérimentation initiale des technologies, les gains potentiels de productivité réalisés par un pays en retard sont d'autant plus importants que l'écart entre le niveau de productivité du pays et le niveau de productivité du ou des leaders supposés à la frontière technologique est important. Ceci explique pour une bonne part la croissance actuelle de pays comme la Chine ou les Pays d'Europe Centrale et Orientale, le rattrapage étant alimenté notamment par les investissements directs étrangers de firmes occidentales.

Se désespérer des comparaisons de taux de croissance entre la France et le taux de la croissance mondiale n'a donc pas de sens, et ce d'autant moins que des pays comme la Chine ou l'Inde se développent et pèsent de plus en plus dans le PIB mondial. C'est la comparaison des taux de croissance de pays de niveau de développement comparable qui importe.

Idée fausse N°2 :  Si les gens ne travaillent pas assez, ce n’est pas parce qu’ils sont fainéants! En effet, les gens voudraient travailler plus pour gagner plus, mais ils ne peuvent pas, à cause des 35 heures. Il faut donc laisser les salariés qui travaillent dur travailler encore plus dur, comme ça les chefs d’entreprises leur donneront plus d’argent.

Il semble facile à admettre que si quelqu'un travaille plus d'heures, il puisse gagner effectivement plus. A condition toutefois d'être strictement rémunéré à l'heure ou à la tâche. Ce qui heureusement n'est plus la situation légale, sauf à admettre que Sarkozy supprime les barrières qui ont été mises en place pour moraliser les relations employeurs/employés depuis la fin de la révolution industrielle. On peut noter que déjà le paiement des heures supplémentaires a été réduit. Ce qui signifie qu'un salarié aujourd’hui travaille plus pour gagner moins que ce qu'il aurait gagné en plus auparavant.

D’autre part, l’idée de dire que si tout le monde travaille plus, tout le monde gagnera plus est absurde au niveau macro-économique si elle n'est pas abordée dans une vision globale. La condition sine qua non pour pouvoir travailler plus est que les chefs d’entreprises aient plus de commandes.  Il est d’abord indispensable d’identifier,  de contribuer et de promouvoir les secteurs dans lesquels les entreprises françaises voudront et seront en mesure de répondre par un accroissement de l'offre au supplément de demande.

Finalement, et ce n'est pas le moindre leurre. Quel marge de manoeuvre un salarié peut-il avoir pour décider du temps  qu'il veut ou non consacrer au travail? Lorsque celui-ci signe un contrat de travail, il passe en fait une sorte de convention de subordination. Et c’est rarement lui qui décide des tâches qui lui sont confiées ou du nombre d’heures qu’il fera...

Cette idée de travailler plus relève simplement de la remise en cause de la loi sur les 35 heures dont l’un de ses objectifs était précisément d'embaucher au lieu de permettre de faire des heures supplémentaires, et d'une manière plus générale de la remise en cause une durée légale du travail égale pour tous. Le retour aux heures supplémentaires va donc retarder ou empêcher les nouvelles embauches.

Idée fausse N°3 : Comme les gens qui travaillent dur vont travailler encore plus dur, il vont gagner plus d’argent. Comme ils vont gagner plus d’argent, ils vont dépenser plus d’argent. Comme ils vont dépenser plus d’argent, les entreprises vont créer plus d’emploi. Et comme ça, il y aura de la croissance en France.

Le slogan « Travailler plus pour gagner plus », se résume en fait simplement à l'hypothèse d'une relance par la consommation. Elle semble vertueuse en se fondant sur le travail. Mais on ne voit pas ce que cela change. Le travail ne produit que des stocks à écouler.

Il existe au moins trois facteurs qui, comme quand la gauche l'avait choisi en 1981, suppriment les bénéfices supposés de la relance :

1) Fournir un pouvoir d'achat supplémentaire à ceux qui ont déjà un travail peut les inciter à dépenser leur argent en produits importés qui n'auraient pas d'effets intérieurs positifs.

2) Une augmentation des revenus peut inciter à l'épargne. D'autant que l'absence de traitement du chômage, et la perception croissante de ce risque pour soi-même conduit à se constituer des réserves.

3) Si l'argent est effectivement dépensé, la conséquence directe d'une hausse du pouvoir d'achat est l'inflation. Dans ce cas précis, on aboutit alors à « travailler plus pour gagner moins ». Avec en plus, dans le contexte actuel, une hausse des taux d'intérêt et un risque d’éclatement de la bulle immobilière.

Ma conclusion 

"Travailler plus pour gagner plus" me semble donc un slogan simpliste qui ne résoudra en rien, voire aggravera les problèmes qui préoccuppent le plus les français, c'est à dire ceux du chômage et du pouvoir d'achat.

"Travailler tous pour gagner tous" me semble la vrai doctrine porteuse d'avenir et les propositions économiques de Ségolène Royal peuvent y contribuer.

  • Prendre en compte de manière pragmatique la situation du temps de travail des métiers peu qualifiés permettra de contribuer à offrir un travail aux chômeurs sans qualification professionnelle.
  • Inciter la formation et le développement économique dans des secteurs novateurs comme les métiers de l'intelligence, les énergies renouvelables, les industries liées au développement écologique et durabable permettra à terme de créer les conditions d'une croissance saine alimentée par une demande réelle.
  • Favoriser le développement d'un contre pouvoir syndical de masse dans les entreprises, à l'inverse de Nicolas Sarkozy qui veut dresser les gens contre les organisations syndicales, permettra de rééquilibrer les rapports de force employés/employeurs. Ainsi, les salariés pourront récupérer la part équitable des profits que l'industrie française dégage.

JP Arethens (militant de la section PS du Canton de Portes-les Valence)

dimanche, 29 octobre 2006

Pour les militants de la section de Portes

Vendredi dernier nous avons tenu notre réunion-débat concernant les candidatures à l'investiture du PS pour la présidentielle.

Merci à Jean Bernard Suchel, Robert Arnaud et Sandro Duca qui sont intervenus respectivement pour le candidat qu'ils soutiennent  Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Le débat a été riche et cordial. 

Avant le débat, nous avons évoqué la nécessité :

  • d'avoir un débat gauche -droite au 2ème tour, donc que le PS soit présent au 2éme tour , personne ne veut revivre un 21 avril 
  • de rappeler que pour voter aux élections de 2007 il faut  être inscrit sur les listes  électorales avant la fin de l'année 2006
  • qu'à l'issue du vote des militants, nous devrons soutenir tous la ou le candidat(e) désigné(e) pour gagner les prochaines échéances électorales.

Dans la continuité des débats : Les militants de la Section de Portes peuvent m'adresser une note  faisant valoir leurs arguments ou faisant état de leur réflexions  pour un des 3 candidats. Cette note portera le nom de son rédacteur et sera insérée dans le blog, les commentaires des notes sont toujours ouverts.


Bonne réflexion.

 

Sylvie ARETHENS

Secrétaire de section 

Ségolène Royale, Toujours Largement en tête pour l'investiture socialiste

Même si le dernier sondage CSA a marqué un léger retrait des souhaits des sympathisants socialistes de voir Ségolène Royal désignée comme candidate du Parti Socialiste (principalement par rapport au sondage précédent anormalement haut), il ne remet pas en cause la tendance de fond qui depuis un an s'exprime de plus en plus en faveur de Ségolène Royal. En effet, si l'on analyse ce sondage et que l'on rapporte les souhaits exprimés pour chaque candidat au total des souhaits exprimés pour les trois, la tendance est constante. Ségolène monte, DSK au mieux fait du sur-place, quant à Fabius, il baisse régulièrement.
 
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Ceci explique vraisemblablement la violence des attaques qu'elle a subies de la part de ses rivaux. Le retard étant insurmontable, quitte à sombrer, autant essayé d'affaiblir et de faire mal à celle qui pour eux est "responsable" du naufrage. Mais si DSK ou Fabius sont loin derrière Ségolène, c'est tout simplement leur faute, parce qu'ils sont moins en phase avec le peuple de gauche qu'elle ne l'est. Sur tous les sujets, aujourd'hui, Ségolène Royal est jugée plus crédible qu'ils ne le sont. Elle seule apporte des propositions nouvelles alors que les autres ne font que répéter un catéchisme qui a mené au 21 Avril 2002.

Quel sera le résultat de ce Fort Alamo? Statistiquement, la probabilité de remonter pour l'un ou l'autre le retard est nulle. Alors cela vaut il le coup de prendre le risque d'affaiblir celle qui sera désignée comme candidate pour terminer à 20% derrière elle au lieu de 30-40%.
 
Exacerber les passions sur la forme plutôt que sur le fond risque de laisser des traces difficiles à effacer chez les militants.
 
C'est indéniablement renforcer les chances de la droite au moment où Ségolène aura besoin de tous pour afronter Nicolas Sarkozy.
 
Jean-Pierre ARETHENS

lundi, 28 août 2006

fin de la période estivale

Le Blog a été le temps des vacances, en  « sommeil », après cette  «coupure », nous l’enrichissons à nouveau.

Nous espérons que cette période estivale a été pour tous à  la fois reposante et riche. Bien qu’étant en vacances nous avons tous suivi l’actualité internationale et nationale. Au niveau national, nous déplorons la façon inhumaine dont sont traitées les personnes sans-papiers, leurs familles qui sont à la merci de Sarkozy qui veut sans prise en compte de l’aspect humain renvoyer de France des enfants  scolarisés, séparer des familles. Nous ne voulons pas de la France que Sarkozy veut, un pays qui exclut et qui refoule.

Le mois d’août s’achève sur l’université d’été du PS, moment riche en rencontres et débats avec les militants.

 

Ceux qui n’ont pu se rendre à l’université d’été ont pu peut-être voir sur I télé,  les débats et interventions qui ont eu lieu  notamment au MJS : mouvement des jeunes socialistes. Dans notre parti la démocratie règne, il n’y a pas de langue de bois,  les militants peuvent s’exprimer. Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang et Lionel Jospin ont répondu aux questions des jeunes militants du MJS.

 

J'évoque ces interventions car ce sont celles que j'ai vues avec le discours de clôture de François Hollande.

 

Dominique Strauss-Kahn a insisté sur le danger et la politique  vouée à l’échec de Sarkozy en indiquant que ce dernier pouvait appliquer son programme  mais qu’il savait pertinemment que celui ne pourrait avoir d’effets positifs. Quant au Parti Socialiste, à la gauche, un de leur objectif devra être  la justice dans la mondialisation rappelant notamment  comme  Jack Lang  l’inhumanité de la situation des sans-papiers.

Jack Lang a rappelé son refus comme celui  du parti de voir repousser des familles, des jeunes hors de nos frontières. Nous devons continuer de mener ce combat de solidarité avec ses jeunes qui veulent rester avec leur famille, leurs camarades de classes, ont vécu, ont étudié en France.

Quant à Lionel Jospin après être revenu sur son bilan  positif de 1er ministre, il  a répondu aux jeunes socialistes, et  c’est avec émotion qu’il est revenu sur le choc du 21 avril 2002. Moment de vérité et d’émotion sincère.

Dans son discours de clôture  François Hollande,  a rappelé notamment que  notre objectif pour nous,  socialistes est de nous rassembler derrière le candidat qui sera désigné,  qu’il est logique d’avoir des ambitions mais que ces ambitions doivent être mises  au service du parti pour que nous accédions à nouveau aux responsabilités. L’objectif des socialistes et de la gauche doit être avant tout de battre la droite.

 C’est en ce sens que militants et sympathisants du parti doivent œuvrer.

Le calendrier du parti va être marqué par le dépôt des candidatures pour la désignation du candidat PS à l’élection présidentielle, ensuite nous allons entrer dans une période de débats avant le vote de désignation  du candidat PS vote qui doit se situer en novembre.

Nous devons considérer ces débats comme  une richesse pour notre parti, pour notre candidat (e), pour nous militants, nous devrons tenir ces débats, en toute sérénité, en toute amitié pour aboutir ensuite à un soutien sans faille de celui ou celle qui sera désigné(e).

S. Arethens secrétaire de la section de Portes les Valence.

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