dimanche, 19 octobre 2008

Contre la casse de l'école publique, pour l'avenir des enfants

Sur Nouvel obs.com :

 

Ils étaient 80.000 …à défiler ce dimanche pour dénoncer les suppressions de

postes dans l'Education. Mercredi, les syndicats prévoient une réunion pour

décider des suites à donner au mouvement, en fonction des réponses du

gouvernement.

Après la manifestation nationale dimanche 19 octobre dans les rues de Paris, les syndicats et les organisations qui ont appelé au mouvement prévoient une réunion mercredi pour décider des suites à donner au mouvement en fonction des réponses du gouvernement. Cette rencontre pourrait déboucher sur un appel à la grève unitaire en novembre, indique le syndicat SNUipp-FSU. "Ce pourrait être autour du 18 ou du 20 novembre" a précisé le secrétaire général Gilles Moindrot.

Un mouvement très suivi

Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 80.000 selon les organisateurs, 32.000 personnes selon la Préfecture de police, ont défilé dimanche 19 octobre à Paris, sous le soleil et dans la bonne humeur, pour demander au gouvernement d'investir dans l'éducation à l'heure de la crise, au lieu de supprimer des postes.

"Banques ou éducation, j'ai choisi !"

De la place d'Italie à la Bastille, une majorité d'enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d'élèves de la FCPE ont manifesté, à l'appel de 47 organisations, pour que l'éducation "reste une priorité".
Plusieurs ténors du PS, dont Martine Aubry, Bertrand Delanoë et François Hollande, étaient présents dans le cortège.
Avec des slogans comme "Tu réussiras quand tes parents seront riches" ou "L'école est finie, Acadomia pour tous ?" (en référence à une société de cours privés), les manifestants ont fait part de leurs doutes quant à la volonté affichée par le gouvernement de lutter contre l'échec scolaire.
"Investir dans l'école, c'est l'avenir", "Non à la casse du service public d'éducation", "Banques ou éducation, j'ai choisi !", disaient également les banderoles.

Manifestation "injustifiée" selon Pécresse

Quelques heures plus tôt, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a estimé lors du "Grand rendez-vous" d'Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, que les raisons de la manifestation nationale étaient "injustifiées et décalées". "Elles sont en profond décalage avec la situation réelle de l'éducation qui est aujourd'hui la priorité des priorités du gouvernement", a déclaré Valérie Pécresse.
"Mme Pécresse a dit que la mobilisation étaient injustifiée: j'aimerais que le gouvernement cesse de faire l'autruche et voie que la mobilisation exprime beaucoup de mécontentement et beaucoup d'attentes", a réagi le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.

Des suppressions de postes de plus en plus importantes

Cette mobilisation se tient peu avant l'examen à l'Assemblée du budget 2009 de l'Éducation, prévu pour le 4 novembre. Ce budget prévoit 13.500 suppressions de postes, après 11.200 en 2008 et 8.500 en 2007.
Cette politique, qui pourrait se poursuivre au même rythme jusqu'en 2012, "ne voit dans l'Éducation qu'un moyen d'économiser" et "va détériorer sur le long terme le service public d'Éducation", jugent les organisateurs. "Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les inégalités", ajoutent-ils. "L'inquiétude est réelle. Les récentes annonces budgétaires font craindre le pire dans un climat déjà tendu dans l'Éducation. Nous assistons à une rupture de fond dans la priorité qu'accordait la Nation à l'Éducation", estiment-ils.

Investir dans l'Éducation

Il faudrait, au contraire, investir dans l'Éducation en ces temps de crise économique, plaident les organisateurs.  "En période de crise, il y a un besoin de l'État, car c'est lui qui assure dans la durée les investissements", selon Patrick Gonthier, secrétaire général de la fédération Unsa-Éducation.
"A l'heure où l'on peut dégager des milliards pour les banques en quelques heures, serrer les cordons de la bourse pour l'éducation, c'est hypothéquer lourdement l'avenir. Une politique de rigueur risque d'ajouter la crise à la crise", ajoute Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.
"On met 360 milliards sur la table (pour les banques, ndlr), avec des conséquences que tout le monde ignore, ça nous permet tout de même de dire qu'il y a des contradictions, par rapport aux investissements qui ne sont pas faits dans l'éducation", selon le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.

Une mobilisation générale pour l'Éducation

Si l'arrêt des suppressions de postes est au coeur des revendications, figurent également au nombre des réclamations les déclarations de Xavier Darcos sur l'école maternelle, les projets de mutation de personnels dans le secondaire, des fermetures de petites écoles, la gestion des remplacements, les suppressions de maîtres spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire ("Rased"), la baisse des subventions aux organisations complémentaires de l'école, la précarité des conditions de travail des enseignants ou encore la réforme en cours du lycée.

 

 

Lien utile pour signer la pétition : http://www.uneecole-votreavenir.org/.

samedi, 29 septembre 2007

La vente de logements HLM une question complexe

Le conseil municipal de rentrée de Grenoble, lundi dernier, s'est tenu au lendemain d'un événement important, le Congrès de l'Union Sociale pour l'Habitat qui s'est déroulé la semaine passée à Lyon. J'ai donc souhaité évoquer la question du logement en ouverture de cette séance du Conseil municipal et faire part de mon sentiment quant à l'enjeu des discussions engagées entre le gouvernement et l'Union sociale pour l'Habitat, dont l'issue est essentielle pour Grenoble.

 

J'ai retenu principalement deux éléments positifs du discours de la Ministre du logement

 

- la nécessité absolue de construire davantage de logements avec l'annonce d' un objectif ambitieux : 500 000 logements par an, dont 120 000 sociaux.

 

- la volonté de développer l'accession sociale à la propriété. C'est ce que nous avons déjà initié, ici, à Grenoble dans le quartier Teisseire avec 8 maisons réalisées par Grenoble Habitat et que nous poursuivons dans le cadre de l'aménagement de la Caserne de Bonne et des ZAC Teisseire-JO et Mistral.

 

Toutefois, je ne peux cacher mon inquiétude au sujet de la volonté gouvernementale de favoriser la vente de logements HLM, avec un objectif très ambitieux de 40 000 ventes annuelles.

 

A priori, nul ne peut y trouver à redire : quoi de mieux en effet que de proposer à des locataires sociaux de devenir propriétaires de leur propre logement ? J'y suis donc évidemment favorable sur le principe mais je reste prudent quant aux modalités de mise en œuvre. Le risque est grand, en effet, que les effets d'annonces génèrent des attentes et des illusions qui ne pourront être satisfaites. C'est pourquoi certaines règles simples doivent être respectées permettant principalement que les ventes de logement aux locataires soient totalement sécurisées et ne conduise pas les nouveaux propriétaires dans des situations dramatiques où ils ne pourraient pas faire face aux charges d'entretien ou de rénovation

 

Par ailleurs, comment ne pas craindre que le Gouvernement prenne le prétexte de ces futures ventes pour réduire  les financements qu'il apporte au logement social alors même qu'ils sont déjà très insuffisants ? Il est certain en effet que ce n'est pas le produit de ces ventes qui permettra de financer les logements sociaux nécessaires dans notre pays.

 

Il est à cet égard indispensable que les modalités de la vente soit définies en partenariat étroit avec les collectivités locales qui financent depuis longtemps la construction.

 

Loin des slogans, si nous voulons que la belle question de la vente HLM ne se transforme pas en grave désillusion pour nombre de nos concitoyens, il est donc indispensable et urgent que le Gouvernement engage une concertation avec tous les acteurs concernés – notamment les villes – et annonce qu'il renonce à la menace d'un passage en force au Parlement.

 

Pour résumer, je suis prêt à m'engager, et à engager la Ville de Grenoble et les offices HLM, dans cette démarche de vente de logements aux locataires à condition de le faire sans démagogie. C'est d'ailleurs ce que nous avons déjà mis en œuvre avec Actis à Teisseire ou la SDH au 130 galerie de l'Arlequin pour favoriser une plus grande mixité.

 

Blog Michel DESTOT député Maire de GRENOBLE

lundi, 07 mai 2007

La France qui se lève tôt

Vu sur le net : en commentaire du 1er geste fort de N Sarkozy qui a été de dormir dans un Palace ;
 
 
La france qui se lève tôt , elle ne mange pas ni  ne dort pas au Fouquet's et ne peut se payer une "retraite" à MALTE. Elle n'a pas besoin de revenir de Suisse quand son ami fiscal est aux affaires. La France qui bouge, elle se bidonne quand elle voit cette "grande fête populaire" pleine de bourges des arrondissements 6/7/15/16 frémir aux chansons de Mireille MATHIEU, Enrico MACIAS, Jane MANSON?(quelle  modernité!, quel talent ? et trouver drôles les "concours de salopes" de BIGARD, BIGEARD sans le E... la france honnête, elle se demande ce qu'on a dit à Cécilia pour qu'elle revienne? La France qui souffre , elle ne profitera pas des merveilleuses réformes du grand homme: elle ne paye pas l'ISF, les banques ne lui prêtent pas d'argent pour acheter un pavillon. La france qui ne veut pas de Nabotléon, elle s'aperçoit qu'en plus, même LE TEMPS EST TRISTE l